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Marilyn | Blonde

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Sujet: Marilyn | Blonde
Lun 21 Fév - 9:36

Marilyn Monroe
Loneliness was the toughest role you ever played.


SON PSEUDONYME D'OMBRE ▬ Marilyn Monroe.
SON GROUPE ▬ Doppelgänger.
NOM & PRÉNOMS ▬ Norma Jeane Baker.
EN CHIFFRES ▬ Morte à 36 ans, un certain 5 août.
EXISTENCE ▬ Oh, seigneur. Depuis 1962, et pas une ride.
SERMENT ▬ Jusqu'à peu, pas à sa connaissance. Elle est versatile. Récemment, Nina. Peut-être.
FEAT. ▬ Une blonde sans nom, d'autres blondes sans nom que je trouverais par-ci par-là. (Celle de base est de Thienbao sur Deviantart.)



Bien avant que tu te fasse soigner, je savais déjà qu'on était perdus
et que personne ne sortirait d'ici, que personne ne retiendrait la nuit.

Marilyn est plus que femme. Marilyn est la femme. Sa blondeur, sa candeur ; son rire, sa silhouette. Tout le monde a son idée de Marilyn Monroe. Tout le monde en a une vision bien précise, et elle s'y conforme du mieux qu'elle peut. Elle se sent forcée d'incarner pour chacun le mythe qu'elle est devenu. C'est un grand rôle, très prenant. Avoir toujours la bonne réplique, le bon sourire au bon moment, parler distinctement et clairement, écouter d'un air intéressé, avoir un visage adapté à la situation. Elle ne fait que s'inventer au fur et à mesure. Il faut que ce soit vrai.
Mais Marilyn est une actrice, et elle ne peut pas être que Marilyn Monroe. Elle fait son travail ; elle s'imprègne d'un personnage, jusqu'à ne faire qu'un avec lui, comprendre chacune de ses réactions, de ses gestes, de ses actes et de ses paroles. Enfin, quand elle l'a vidé de sa substance, elle l'incarne. Et vous la voyez devant vous, la même et pourtant différente, inspirée pièce par pièce d'une autre personne.
Parce que Marilyn, elle a peur. Elle est folle. Elle est désespérée, irraisonnée, sans aucune limites dans ses actions. Les ténèbres ont fait de la personne torturée qu'elle était une femme fausse, perpétuellement cachée sous ses masques.




Petite princesse, c'est pas l'heure de la promesse
mais charmante hôtesse, qu'as-tu fait de ta jeunesse ?

Il paraît qu'avant, il y avait une petite fille qui s'appelait Norma Jeane, et il paraît même qu'elle existait avant Marilyn. Maintenant, on l'a oubliée. La personne même qui portait son nom est persuadée d'avoir toujours été l'Actrice blonde. Elle ne veut pas se rappeler qu'elle était faible, douce et abandonnée.
Pour oublier qu'elle était l'orpheline dont on ne voulait pas, elle fait tout pour être désirée. Elle se jette dans un élan masochiste vers les salauds, les violents, les machistes. Elle se fait femme-objet sans autre envie que celle d'être protégée, même si pour cela elle se fait mal. Elle aime les hommes et les hommes l'aiment. Elle les séduit tous, sans fin, sans répit. Alors que le seul qui l'aie jamais vue comme elle est réellement, Cass, le toujours recherché Cass, soit probablement perdu quelque part de ce côté des ténèbres.
Parfois, dans les profondeurs sombres de la nuit, elle entend un pleur qui vient du fond d'elle-même. Elle essaye de ne pas l'entendre. Elle fait comme si elle s'était toujours appelée Marilyn. Et qu'on ne la contre-dise pas. Elle a toujours été la Belle Princesse, et jamais la souillon. Sa vie est un conte de fée. N'est-ce pas ?




À mesure que le temps passe, je mesure le temps qui passe
en dépit des idées noires, des années folles, des heures de gloire.

Elle est brisée par les Trips, par la folie déraisonné de ces royaumes insensés. Elle pense que tout le monde l'a oubliée. À force, elle ne se souvient pas des terribles moments de solitude qu'elle a vécu. Pour elle, tout était parfait avant qu'elle ne meure. Elle est même persuadée qu'on a comploté contre elle. En effet, il lui semble inimaginable qu'elle aie pu se suicider. Elle regrette sa célébrité passée, sa vie « de rêve », les lumières de la ville qui ne brillaient que pour elle, la foule attirée par son regard, les fleurs, les cadeaux, les triomphes. Elle se complait dans la glorification du passé, dans le regard de son visage qui reste éternellement le même, image de ses succès. Comme elle aimerait être vivante à jamais.
Alors elle se venge, de tout, contre tout le monde. Elle n'est pas rationnelle, elle agit par instincts. Son existence après la mort est rythmée de caprices. Elle est devenu une petite star insupportable, aux sautes d'humeurs fréquents, qui ne cesse de rabâcher qu'il y a longtemps, dans un pays d'Amérique, on l'appelait Marilyn Monroe.
Marilyn Monroe
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CRÉDITS : Image par thienbao.

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PAYS : Old Hollywood.
ÂGE : 36 ans, et très bien conservée.
MÉTIER : Actrice. Fantasme. Mythe.
POST-IT :
« I'm selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. But if you can't handle me at my worst, then you sure as hell don't deserve me at my best. »

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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Lun 21 Fév - 9:36

CHAPITRE UN | my heart belongs to daddy

my heart belongs to daddy so I simply couldn't be bad
yes, my heart belongs to my da da da da da da dad

L'histoire commence sur une plage. Sur cette plage marche une petite fille. La fille est blonde, le sable aussi. Elle danse à moitié. Parfois elle tombe sur le sable, alors elle a cet air touchant et ce sourire à la caméra qui la rend adorable.

Norma Jeane n'a pas de maman. C'est ce qui se murmure dans les couloirs de l'école. Il paraît qu'elle change tout le temps de maison, et que ses parents sont toujours différents. La vérité, c'est que la maman de Norma Jeane n'a jamais voulu s'occuper d'elle. Il paraît qu'elle était alcoolique, disent les adultes. Elle a déjà eu deux autres enfants, placés dans des orphelinats de la région. Norma Jeane a plus de chance, dit-on. Une famille d'accueil, c'est toujours mieux, même si ce n'est jamais la même pour longtemps. Norma Jeane s'habitue bien, c'est une petite fille très polie. Elle ne connait pas très bien sa mère, elle a très peu vécu chez elle. Quelques mois tout au plus, du peu qu'elle se souvienne. C'est un peu déroutant de changer souvent, mais elle n'y peut rien. Norma Jeane veut bien faire, alors depuis toute petite, elle s'adapte. Elle devient invisible. On ne sait jamais, peut-être qu'on l'oubliera et qu'elle n'aura pas à quitter la maison.
Norma Jeane n'a pas de papa. Ça, c'est vrai. Elle en a un, mais personne ne sait qui c'est. La mère ne l'a jamais dit. On dit à Norma Jeane qu'elle n'en a pas besoin. C'est vrai, elle a déjà une maman qui ne sert à rien. Alors comme elle est docile, elle ne pose pas de question. Elle accepte de faire comme si elle n'en voulait pas, ni maman, ni papa. Mais des fois elle regarde les hommes dans la rue. Tout les hommes, jeunes ou vieux, et elle observe. Elle cherche des yeux qui seraient les siens, des blonds semblables, des visages familiers. Peut-être qu'un beau jour il y en aura un qui viendra avec tout comme elle. Il crierait « Norma Jeane ! » et il l'emmènerait, avec une maman qui serait enfin contente et ils vivraient tous dans une maison près de la plage.

Quand elle a huit ans, Norma Jeane comprends qu'être invisible ne marche pas. Alors elle devient utile. Utile c'est mieux, on ne la fera pas partir, elle sera indispensable. Aimable, serviable, agréable. Norma Jeane sera la petite fille parfaite.
Ça ne marche pas plus. Mais les gens la remarquent.

Un jour, ce n'est plus Norma Jeane qui regarde les hommes dans la rue, mais l'inverse. C'est le début des ennuis.
Norma Jeane grandi, elle se remplit de chair de partout. Elle a honte. Elle ne saigne pas encore, mais ses vêtements sont souillés. Elle sue beaucoup.
Elle ne dira jamais quand pour la première fois, ce qui s'est posée sur elle, ce n'était pas des yeux mais des bras.



CHAPITRE DEUX | I wanna be loved by you

i wanna be loved by you nobody else but you
i wanna be kissed by you just you i wanna be loved by you alone

Elle aime Jim, c'est sûr. Mais elle aime aussi Harvey, Matt, Dylan, Alfred et tout les autres. Elle pense néanmoins que Jim est le bon. Celui qui n'aimera qu'elle. Au fond, elle y croit.
Elle se mariera en blanc, à seize ans, comme beaucoup de filles. Elle quitte les maisons des familles d'accueil pour une nouvelle qui ne sera rien qu'à elle, on ne la chassera pas.
Tout commence bien pour Norma Jean Daugherty. Être femme au foyer, ça lui va vraiment bien au début. C'est comme un rêve. Puis ça tourne mal. Comme toujours dans les histoires d'amour.

Elle ne veut que son bien, elle ne vit que pour lui. Toute la journée, il occupe sa tête rien qu'à lui. Elle lui fait à manger, elle prépare ses habits, elle l'écoute parler de sa journée avec des yeux émus, elle entend son silence avec la même béatitude. Elle le regarde comme un Dieu, elle le voit fort et tout puissant. Elle subit tout, ses coups de colère et d'émotion, la belle-mère qui l'envahit et la regarde comme une traînée. C'est vrai qu'elle sortait beaucoup avec des garçons avant, mais elle avait arrêté pour lui, pour Jim Daugherty. Elle était vierge, il le sait, pourquoi ne le dit-il pas à cette femme aux yeux réprobateurs ? Mais il s'en fout. Il ne choisira pas entre sa mère et sa femme. Alors outrée, elle pleure et elle se tait. Elle ne veut pas qu'il l'abandonne, comme son père qui ne l'a jamais connue, comme ces familles qui ne l'ont pas voulue. Soudain, la cuisine où elle avait amené tout ce qu'elle pouvait de joie et de fidélité devient froide et trop grande.

Puis arrive le cours de l'histoire, qui les prends en plein fouet. Les hommes en parlent tous, et il ne veut pas être en reste. Il faut être un héros dans le pacifique, ou mourir. Il part à la guerre, et elle ne s'installera pas chez sa belle-mère. Ils savent bien, l'un et l'autre, qu'ils ne se retrouveront pas après la bataille. Ils l'ont déjà perdue.




CHAPITRE TROIS | there's no business like show business

the costumes the scenery the makeup the props
the audience that lifts you up when you're down
the headaches the heartaches the backaches the flops
the sheriff who escorts you out of town

Elle travaille à l'usine, ils manquent d'ouvrier. Elle est contente, elle ne veut pas dépendre de qui que ce soit. C'est dur, mais pas plus que d'être une mère de trois enfants et de travailler toute la journée ; c'est ce qu'elle se dit. Elle a son appartement à Los Angeles. Il n'a qu'une pièce, mais c'est tout ce qu'il lui faut. Elle vit seule, bien sûr, même après le retour de Jim – ils vont divorcer bientôt. Elle rentre tard, fatiguée, mais elle lit quand même. Elle aime beaucoup sa vie, du moins, plutôt bien.

Un jour, il y a un homme, un de ceux qu'elle n'ose pas regarder mais qui l'observe quand même, qui lui parle. « Mademoiselle ! » Elle ne se retourne pas, mais il lui attrape l'épaule, et lui donne sa carte. Il insiste. Au début, elle n'ose pas l'appeler. Il lui a fait peur. Mais les temps sont durs, elle a besoin de plus d'argent, et l'usine la fatigue trop. Alors elle compose le numéro.
Il s'appelle Nigel, mais c'est un pseudo, à ce qu'il paraît. Il a des grosses lunettes et un regard de voyeur. Malgré tout, il a l'air gentil. Il fait des photos pour des calendriers. Elle est un « nouveau visage », à ce qu'il dit. Elle fait quelques poses. La Miss Février a beaucoup de succès, alors elle refait quelques séries. Quand elle est payée, elle étouffe de bonheur. Elle quitte l'usine, et devient l'un de ses modèles préférés. Il lui fait toujours un peu peur, mais il lui dit sans cesse qu'elle est belle. Elle se teint les cheveux en plus blonds, elle recommence à se maquiller. Elle n'en parle à personne. Elle a un peu honte de son métier. C'est normal. On la traiterait de traînée. Elle même ne veut pas penser à tous ces hommes qui la regardent tout les jours.

Elle voudrait être artiste. Elle aimerait jouer. Le premier rôle auquel elle auditionne, personne n'y croit pour elle. Quand elle réussit à en avoir un, on rit, on dit qu'elle a obtenu le personnage grâce à son cul. Néanmoins, elle se prépare, elle y croit. Elle voit le rôle dans son entièreté. Elle se fiche qu'il n'y ait que deux scènes. Elle a raison. Elle sera la révélation, l'image qui se rappellera à tout ceux qui l'ont vu. Elle est fière. Elle obtient un contrat. Elle fera un autre film. Elle est heureuse. Elle ne fait plus de photo à moitié nue, et même si on lui refuse les rôles intéressants, elle essaye de donner toute la profondeur possible aux blondes idiotes qu'on lui fait jouer. On lui fait changer de nom, bien sûr. Norma Jeane Baker, ça ne fait pas vendre. Sa mère s'appellait Monroe, dit-elle. Ils cherchent quelque chose qui fasse « Mmm ». Mona Monroe, Marilyn Miller. Deux M, comme les traces des lignes de sa main.

Il y a un mythe qu'on appelle le rêve Américain, et dans ce mythe s'en emboitent d'autres. Il y a le mythe Hollywoodien. Il y a James Dean, Cary Grant, Grace Kelly, Audrey Hepburn. Il y en a beaucoup. Et il y a celui qui les résume tous.
Il y a un mythe qu'on appelle Marilyn Monroe.




CHAPITRE QUATRE | diamonds are a girl's best friends

men grow cold as girls grow old and we all loose our charms in the end
but square-cut or pear-shaped these rocks don't loose their shape
diamonds are a girl's best friends

Il y a une affiche du film Niagara sur la plus grande autoroute de LA. Plusieurs fois par jour, les habitants peuvent la voir, immense. Ses cheveux blonds surnaturels, sa poitrine énorme et décuplée, ses lèvres ouvertes et rouges. Elle est fantastique. Elle est écrasante.

Norma Jeane Baker a un peu du mal à vivre avec. Marilyn est un métier à plein temps. Il faut être belle et drôle, moins intelligente qu'elle ne l'est, attentive, répondre à toutes les lettres, supporter les remarques acerbes des réalisateurs, la concurrence des étoiles montantes, les articles sur sa vie qui parsèment les journaux, les anciennes photos d'elles quand elle était modèle qui circulent, les rumeurs, les coups bas, le fait qu'elle soit sous contrat et qu'elle gagne trois franc six sous alors que des hommes s'enrichissent sur son dos, mais elle tient bon.
Parce que Marilyn est un fantasme dont des millions d'hommes rêvent et que des millions de femmes veulent être. Parce que des milliers de petites filles veulent être Marilyn quand elles seront grandes, comme des milliers de petits garçons épouseront Marilyn quand ils seront plus grand. Marilyn est une princesse. Norma Jeane a toujours rêvé d'être une princesse. Marilyn est dure à vivre, et Norma Jeane disparaît parfois un peu sous son poid. Il faut bien.

Norma Jeane tourne beaucoup. Tous ses films sont plébiscités. Elle se surmène, elle se déguise, elle fait durer le jeu dans la vie de tout les jours. Elle est Marilyn, enfin. Elle se fait soigner pour manque de sommeil par le « docteur » de la société de production. Elle avale docilement, ça l'aide à tenir.
Les plus beaux rôles, celui de Bus Stop, des Misfits, seront tombé dans l'oubli. On ne retiendra que ceux de belle blonde, des hommes préfèrent les femmes ou de certains l'aiment chaud. Elle abandonnera même LA pour faire du théâtre à NY. Elle se fera rattraper pour le contrat qui la lie à son entreprise. Marilyn la vache à lait l'épuise considérablement. Elle ne se sent plus la force de supporter les flashs, la foule déchaînée, les applaudissements qui sont adressés à ses seins, les sourires des magnats qu'elle engraisse. Elle abandonne, après le tournage du Prince et de la Danseuse, catastrophique.

Marilyn était si forte qu'elle en a compressée Norma Jeane.



CHAPITRE CINQ | kiss

kiss me hold me take me thrill me
kiss kiss me say you miss miss me
hold me tight love me love me tonight

Il y a eu des hommes, dans sa vie, depuis Jimmy.
Il y a eu Joe, le joueur de Base-ball, l'Italien Yankee, l'Homme dans toute sa splendeur et sa force brute, quand elle était la Femme dans toute sa douceur et sa fragilité. Ils avaient été le couple rêvé d'une Amérique pleine d'espoirs. Il avait été son père et son rempart, mais aussi son bourreau, celui qui ne supportait pas que tant d'hommes la regardent. Il l'avait frappée et elle avait eu peur. Ainsi s'était fini le mariage du Sportif de haut niveau et de l'Actrice blonde.

Il y a eu Arthur, l'écrivain, l'homme de théâtre, l'Intellectuel plus vieux qu'elle et elle la jeune Ingénue, pas si bête que ça. Elle avait été sa muse et il avait cru en elle. Il ne s'était pas moqué quand elle lui avait confié son amour pour la Littérature, la vraie. Elle l'avait aimé comme un héros, comme un Dieu savant, il avait été un autre père. Ils s'étaient mariés, ils avaient attendu un bébé dans une maison de la côte. Il l'appellzit Norma chérie. Elle avait perdu le bébé qui aurait été le leur. Il l'avait vu sombrer dans la folie. Ainsi s'était achevée l'histoire du Dramaturge juif et de l'Actrice Blonde.

Il y a eu John, l'homme politique, celui dont elle n'avait pas le droit de dire le nom, celui qui était toujours entouré de gardes du corps, même autour de la chambre. Celui qui l'avait dominée, à qui elle s'était toute donnée, de rêve qu'il soit le Prince fait pour elle. Elle lui avait souhaité un joyeux anniversaire en titubant. Un beau jour, plus rien, elle avait compris sans vouloir le savoir qu'il s'était lassé, qu'elle était trop gênante. Ainsi avait été terminée la « romance » du Président américain et de l'Actrice Blonde.

Et avant eux trois, avant, quand il n'y avait que Norma Jeane, et pas de Marilyn, il y avait eu Cass. Il avait un père qu'il haïssait, elle n'en avait pas. Il était danseur, elle s'était improvisée danseuse. Elle débutait alors, et lui personne n'en voulait. Ils avaient la même taille exactement. Il était beau comme un ange brun au sourire moqueur. Ils étaient nés à quelque jour d'intervalles. Ils étaient les Gémeaux. Cass avait tout été, le début et la fin, même s'il l'avait quittée, où bien était-ce elle ? Tout avait été fini. Il était mort, d'une drogue plus dure que la sienne.

Il y avait eu des hommes, et même une femme un jour. Ils avaient tous profité de son corps plein d'amour et de vie brûlée. Marilyn.




CHAPITRE SIX | bye bye baby

i'll be alone i'll be gloomy
without my baby bye and bye

Elle crie. Elle ne veut pas. Sa mère était folle. C'est normal qu'elle soit à l'hôpital. Pas elle, elle va très bien.
Ils la regardent comme un animal en cage. Ils s'amusent peut-être de la voir là ! Ils disent qu'elle est dépressive. Elle s'énerve, elle hurle, elle cogne contre les vitres dans sa tête. Elle tempête, dit qu'elle est Marilyn Monroe, et qu'elle est très saine d'esprit. Elle déchire les draps qui se tachent du rouge de ses blessures, elle mords ses mains, elle se met à chanter d'une voix rocailleuse, elle explose en larme, elle tend le bras vers des pastilles inexistante, elle se convulse, elle se jette par terre. Elle fait l'enfant, le monstre, elle joue à exister, à faire un caprice, et ils s'en fichent.

Ils notent sur une petite fiche : personnalité borderline.

De toute façon, elle n'est plus rien qu'à perdre.


CHAPITRE SEPT | river of no return

if you listen you can hear it call... there is a river called the river of no return
i can hear the river call “no return no return” i can hear my lover call “come to me”
i lost my love on the on the river and forever my heart will yearn
gone, gone forever down the river of no return
you never return to me


Les lumières ont fanées. La cité des anges est éteinte. Elle git. Son corps est un bateau ivre dans la nuit océan – plus rien ne la rattache au port. Plus rien du tout.
Elle est immobile, et sa chair d'acier rose se fait prison. Son œil est ouvert et écrasé. Elle halète à peine, ses poumons sont trop lourds. Elle voit sa main, et dedans le tube vide. Elle ne sait plus combien elle a pris, quel jour on est, quel mois. Elle souffre et n'a personne à appeler. Est-ce qu'elle l'a voulu ? Elle revoit les derniers mois s'étaler devant elle, et tout lui semble clair. Malgré tout, il n'y a plus rien auquel elle peut penser sans pleurer.
Elle crie et on ne l'entends pas. Elle pleure mais on ne la voit pas. Elles. Elles sont plusieurs. Marilyn. Et en elle, au fond, il y a Norma Jeane, et toute les deux ont peur d'aller plus loin. Est-il même seulement possible de faire marche arrière ?
Marilyn meurt la première.
Il n'y a plus, sur le sol froid de la cuisine, que Norma Jeane Baker, petite et effarée, qui ne se rappelle plus de rien. Les errances nocturnes, éveillées ou abrutie de somnifère, les moments de paniques, les pertes de confiance et de conscience, les chemins de traverse, les oublis fréquents, les médicaments encore et toujours, les spotlights brûlants, les soirées de gala, les regards éblouis, les cris, les hommes durs et les femmes mauvaises, les guerres et les paix, l'amour, la haine, la peur, l'ennui, le vide, la vie. Plus rien que Norma Jeane.
Elle souffle, elle souffle encore dans un dernier râle, elle ne veut pas que ce soit déjà la fin. Elle doit avoir un enfant. Elle doit parler à sa mère une dernière fois. Elle doit trouver son père. Elle ne peut pas...
La dernière des lumières s'éteint dans la nuit sombre.
Marilyn Monroe
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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Lun 21 Fév - 9:37

    ▬ LA MORT


The floor is cold, her blood too hot
The pain could go just with one shot


Elle est harcelée de noir. C'est un noir brumeux et épais qui prend possession de ses faculté ; lentement, elle n'est plus qu'une pauvre chose affalée qui n'entends plus que le battement de son pauvre cœur. Sa pensée affolée va trop vite pour elle, elle ne comprends plus rien. Elle ne peux plus. Elle est sourde, muette et aveugle, la belle blonde, et son corps est un fardeau qui ne lui a jamais semblé si lourd. Les narcotiques pénètrent dans son sang avec une langueur insupportable, et elle s'époumonerait si elle le pouvait seulement. Elle n'arrive pas à savoir si elle veux la mort, elle ne réalise même pas ce qui se passe en elle.
Il y a une voix au fond de son âme, une voix qu'elle n'avait pas entendue depuis longtemps. « Norma... » Norma. Qui est-ce donc ?
« Norma. »
Elle ne veux pas regarder, de peur que ses yeux la trompent comme ses oreilles. Confusément, elle sent que cette personne ne devrait pas être là. Qu'il est parti. « Norma Jeane Baker, est-ce que tu m'entends ? » Il est revenu, il est revenu pour elle. Qui ? Mais non ! Il cherche Norma. Norma. « Marilyn ? » Marilyn... « Je ne suis pas Marilyn.
– Je le sais bien, Norma. Je ne suis pas Charles non plus. » Charles ? Norma ? Qui sont ces gens ? Qui est-elle ? Il est beau, quand la lumière aveugle ses pupilles. Mais dans son salon il fait sombre pourtant. Il est là. Il a un corps plus fin et léger que jamais dans son vivant. Il la regarde, on dirait qu'il lui parle...
Cass ?
« C'est moi, Norma. Les Gémeaux. Tu te rappelle ? Je ne suis pas fâché. Regarde, je viens pour que tu ne parte pas toute seule.
– Norma. Je suis Norma ?
– Plus pour longtemps, mon chat. Tu en a trop pris cette fois. Il va falloir s'en aller.
– Maintenant ?
– Oui. Dis au revoir, mon ange. »
Le flou artistique l'entoure savamment, et dans un dernier plan, le Danseur brun et l'Actrice blonde disparaissent de l'écran. Noir.


Sleep little princess
One last caress,
One last pearl of blood...


Le fleuve des morts est charrié de cadavres. C'est la première phrase qui lui passe par la tête. Elle ne sait plus qui elle est, où elle est, où est Cass. Il avait promis qu'elle ne serait pas toute seule. Elle traverse une forêt humide chargée de bêtes sauvages. Elle arrive essoufflée près d'un ruisseau. Elle contemple l'eau froide. Ses cheveux sont blonds, et ses yeux d'un bleu surréel. Elle reconnaît sur sa figure le maquillage qu'utilisaient les assistantes pour la transformer, celui qui sublimait Norma Jeane et créait Marilyn. Elle essaye de l'essuyer, mais il ne part pas. Elle ne sens que la peau de son visage. Elle trempe sa tête, et toujours rien.
Il n'y a plus de Norma Jeane Baker, la fragile et douce fille.
Il n'y a que la belle, étouffante, incroyable, séduisante, la fabuleuse et haïe Marilyn.

Elle se laisse tomber sur le sol, et ne bouge plus. En espérant qu'un tigre viennent dévorer sa silhouette trop parfaite pour être réelle. Il n'y a plus de logique nulle part. Elle est Morte. Le mot qu'elle cherchait tout à l'heure. Elle est partie avec Cass, elle a succombé à une overdose, juste comme lui. Où est-il ? Existait-il seulement ? La vie dorée de Marilyn Monroe, était-elle un rêve ? Et comment s'appelait cette petite fille, avec un nom composé, celle qui n'avait pas de parents ? Ça commençait par un N, ou bien un J. Elle s'en fiche maintenant. Elle est Morte, morte, morte. Ça lui plait. Elle n'a jamais joué la morte. Est-ce que c'est difficile ?
Qui va la regarder, à présent ?


Rolling in your world, so slow
She almost touches the rainbow




    ▬ MÈRE OMBRE


Nothing that could tell the power of your smile
I know that the sun shine better, now that I'm by your side
Forever


Elle joue à se cacher. Elle ne sait toujours pas où elle est. Elle n'a pas retrouvé Cass. Elle se sent abandonnée. Les landes qu'elle a traversés sont toutes désertes. Elle a bien vu une fille. Elle avait des cheveux au vent, un air hystérique et elle murmurait « Heathcliff... Heathcliff... » Elle aussi cherche quelqu'un. Mais elle ne sait même pas s'il a un jour existé. Cass Chaplin, où est-tu, sombre idiot ? Pourquoi la laisser, elle qui ne sait même plus son nom ? Il avait dit pour toujours. Les Gémeaux ensembles et à jamais. L'Actrice blonde est seule, et il n'y a plus ni Danseur brun, ni Sportif de haut niveau, ni Dramaturge juif, ni Président américain, ni aucun autre Prince pour venir l'aider. Elle sera la Princesse seule avec son image.

Il y a une ombre dans le décor qui s'anime. C'est une ombre féminine, une femme enveloppée de voiles noirs qui volent autour d'elle. Elle est tout. Elle est tout ce qui existe dans ce paysage désertique. Elle prend le bras de la jeune femme, et l'aide à se lever. Ses mains passent dans les cheveux blonds et entourent son visage poupin. Elle lui murmure quelques mots à l'oreille. Cass n'est pas là, personne n'est là. On l'a oubliée dans l'autre monde. Mais ici, personne ne lui en voudra. Personne. Surtout pas elle. L'Actrice blonde est éternellement seule. Mais elle pourra se venger, ici. Elle pourra exister encore des siècles et des siècles, dans les Ténèbres de la nuit sans fin.

« Je ne comprends toujours pas », murmure-t-elle. Mère Ombre prends un air affligé. « Ma chérie, tu es morte. Tu es à moi. Je suis la Mort, Marilyn. » Marilyn fait la moue. « Norma Jeane », corrige-t-elle. « Elle est partie », lui répond la Reine sombre.

Elle s'en va. Elle laisse Marilyn qui n'a plus que Marilyn pour elle-même. Elle se sent malheureuse. Elle ne voulait pas. Elle voulait mourir et aller au paradis. Elle espérait en finir pour de bon avec les cauchemars. Pauvre chose. Marilyn est seule, et elle l'a toujours été. Pourtant, dans sa tête, elles sont des milliers.


I miss you, sweet mother
I'll see you, some other times
Some other grounds




    ▬ LA CROQUEMITAINE


You know fireworks and fairy-tales and dragonflies


Elle erre sans but sur l'allée. Il n'y a personne. Personne qui ne la voie. Elle regarde le sol. Enfin elle voit, par terre. Une étoile, et en dessous, marqué « Marilyn Monroe ».
« Tu viens voir ce qu'il reste de ta mémoire ? »
Elle sursaute. La femme est brune et jeune, vingt ans à tout casser. Elle est mince. Elle ne lui ressemble pas. La femme s'avance vers elle et lui tends la main. Marilyn se redresse, hautaine et perturbée. C'est une Dame sombre. Elle a des yeux perçants. Elle lui sourit. Marilyn entrouvre la bouche, elle cherche quelque chose à dire. Elle n'a pas peur. Elle est forte, maintenant. La jeune fille sait déjà quoi lui dire.
« Je suis une de tes plus grandes admiratrices, Marilyn. Appelle-moi Nina. »

Nina et ses yeux sont pleins de sortilèges. Elle sait dire les choses qui la rassurent. Elle la laisse se promener dans tout Los Angeles, elle lui désigne des proies de choix. Elle l'apprivoise, et Marilyn le sait bien. Malgré tout, elle ne peut s'empêcher de l'écouter sans relâche. Elle ne sait pas encore si elle lui sera fidèle, parce que c'est la première fois qu'elle obéit à une femme, une femme qui n'est pas jalouse d'elle. Et en même temps, elle sait qu'elle n'aurait été que la victime d'un homme. Nina semble le bon compromis. Même si elle ment comme elle respire, même si elle ne la regardera jamais que comme une pauvre chose, Marilyn attend. Elle la laisse lui parler sans cesse, l'écoute depuis bientôt deux ans et est la première ombre à lui avoir en quelque sorte prêté serment.
Mais souvent, femme varie.


I drink your lies with some corona




    ▬ LA VICTIME


Into the streets of your mind, I get lost once in a while
Crystal clear antagony, your soul is not the right for me


L'homme sourit en voyant une silhouette se dessiner dans la pénombre. Celle-là, elle est pour lui. Ses formes le font déjà saliver. Il s'avance et se glisse à ses côtés, et d'un geste, le barman sort deux gin fizz. Il a prévu son coup à l'avance, mais il ignorait qu'il tirerait le gros lot. Elle est blonde, il aime les blondes. Ça tombe bien. Son minois se dessine sous le faible éclairage des néons. Elle a quelque chose de Rita Hayworth, on dirait. Non, ce n'est pas ça. « Excusez-moi, on vous a déjà dit que vous ressembliez à Scarlett Johansson ? »
Elle sourit. Il pense que c'est dans la poche. Il engage la conversation sur ses affaires, et elle écoute, en ouvrant la bouche aux moments importants. Puis, il se laisse aller à quelques commentaires de son cru, et elle rie à gorge déployée. Il pense que c'est gagné. Il la raccompagne jusqu'à la sortie, en espérant au pire un numéro. La lumière se fait, et il la regarde plus attentivement.
« Non, vous êtes le sosie de Marilyn Monroe. »

Il marche. Ces rues ne sont pas celles qu'il connait. Elles sont toutes pareilles. Il ne sait pas ce qu'il a pu boire. Il se maudit de ne pas avoir pris la voiture. Il n'y a personne ? Oh, mais revoilà la blonde aux yeux bleus. Elle a un air ingénu. Et elle est repartie. Où est-il ? Il s'énerve, sa main frappe les murs frénétiquement. Oh, non, qu'est-ce qu'elle fait plantée là-bas ? Elle ne peut pas l'aider ?
Ses yeux sont de l'azote liquide. Des prunelles saphir pleines de ressentiment. Il ne comprends pas, il ne comprends pas. Elle parle doucement : « Oh, j'ai tant besoin d'aide... » Mais Dieu qu'elle est bonne. Alors il approche, peut-être qu'elle habite dans le coin, et que tout finira bien ! « Qu'est-ce qui ne va pas, poupée ? »
Ses lèvres sont si proches.

Il brûle, il crie, tandis qu'elle mord sa joue, tandis que ses doigts se font griffes et que ses mots doux deviennent insultes. Quelle putain de bas-étage, quelle diablesse, quel monstre ! Mais déjà tout est fini. Il ne la reconnaît plus. Elle se fait douce et sensuelle, et au moment critique, au moment, au moment critique, tout s'éteint.

Il se réveille en sueur dans une rue amère, les plaies de ses griffures qu'il pense encore sentir, et le goût de ses baisers, cet enfer si doux. Il ne pourra plus voir aucune autre femme de la même façon.
Il se jettera dans les Trips la tête baissée juste pour pouvoir la retrouver.


Baby doll, you're a porn soul
And you're my most beautiful scar




    ▬ LE BAL DES OMBRES


Is it hard to go on, make them believe you are strong?
All my nights felt like day, so much light in every way


Marilyn aime les fêtes. Elle y préside, centre de tout les regards. Elle a mis son bustier bleu scintillant, elle sait qu'elle ne pourra pas ne pas être remarquée.
Il y a de la compagnie pour ce bal des Ténèbres. Des ombres partout, de celles qui abritent tous vos cauchemars, et les Croquemitaines qui y président. Elle arrive en retard, bien sûr. Quand elle entre, on la scrute, on l'admire. Elle sourit, lance un petit signe de la main. Elle va saluer des gens et d'autres, faire une révérence à Mère Ombre, et un salut à Nina. Puis elle s'éloigne, va parler à quelques autres Doppelgängers. Elle se sent à part, parmi eux. Toutes les autres ombres, après tout, n'étaient que d'illustres inconnus. Et au contraire, combien d'entre elles ont, de leur vivant, entendu parler de Marilyn Monroe ? Bien sûr, les Traumas sont connus d'une autre manière. Mais derrière le Grand Méchant Loup, qui se souvient de l'homme qu'il était de son vivant ? Ils se comptent sur les doigts d'une main. Et pourtant, sans même l'avoir croisée, ils savent tous qui elle était.

La soirée passe, dans une ambiance plus que particulière, mélange d'excitation et de peur, spécifique aux Trips. Marilyn joue son rôle à la perfection, avec un mot pour chacun, un jetée de chevelure en arrière, accompagné d'un rire de circonstance. Elle aime sentir l'agitation qui se concentre autour d'elle. Elle lance des anecdotes, raconte de charmantes petites histoires d'âmes terrorisées. Elle se sent plus qu'à l'aise dans la lumière. Pourtant, ses yeux cherchent désespérément une silhouette. On lui a murmuré qu'il serait là. Qu'il n'est pas mort, qu'il est ombre comme elle. Elle place au détour d'une phrase si l'on n'aurait pas vu un danseur brun, un certain Charles Chaplin Junior de son vivant. Cela tombe à plat. Elle continue comme si de rien n'était. La fête semble s'éterniser, il n'apparait toujours pas. Et pourtant, elle espère à chaque fois qu'elle le rencontrera.

Enfin, la salle se vide. Il faut partir, retrouver le chemin de son Trip. Les Seigneurs sombres et la Reine noire ont déjà disparus. Marilyn s'en va. Elle fait des détours. Elle arrive dans une forêt sombre. Elle se précipite au ruisseau. Elle contemple son reflet. Elle se rassure, elle est toujours aussi belle. Et elle fond en larmes d'épuisement. C'est trop dur, de jouer un rôle aussi consistant.


All your smiles, all is fake, let me come in I feel sick
Is it why in your tears, I can smell the taste of fear?


Fiche grandement inspirée de la biographie romancée de Marilyn, « Blonde » de Joyce Carol Oates.

Spoiler:
 
Marilyn Monroe
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« I'm selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. But if you can't handle me at my worst, then you sure as hell don't deserve me at my best. »

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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Lun 21 Fév - 20:55

OMG. C'est sublime comme fiche Coeur
Je ne suis pas une fan ni une grande connaisseuse de Marilyn Monroe mais c'est vraiment bien écrit, bien fait... J'aime Coeur

Bienvenue parmi nous !
Invité
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Invité
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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Lun 21 Fév - 22:10

    Bon, tu sais déjà tout le bien que je pense de cette fiche. Mais j'ajouterais que j'ai particulièrement aimé le paragraphe sur sa mort, ça m'a émue...

    Oh, et puis ma première ombre, quoi Happy

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Nina Costello
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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Mer 23 Fév - 11:22

Quelle jolie Ombre \o Excellente fiche, je n'en attendais pas moins de notre Mademoiselle Alice !

Je validoshe, Marilyn, cours donc malmener les hommes ! Va faire recenser avatar et ombre, je t'ajoute à ton groupe, bon jeu dans les Cauchemars

Twisted Evil

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Angel A. Pao
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Sujet: Re: Marilyn | Blonde
Mer 23 Fév - 11:37

    Merci beaucoup, pour les compliments et la validation Happy

    J'y cours, j'y vole !
Marilyn Monroe
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