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Nathanaël ✖ Petit Prince

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Sujet: Nathanaël ✖ Petit Prince
Lun 31 Jan - 23:30

petit prince
I'd sell my soul to dream you wide awake


SON PSEUDONYME D'OMBRE ▬ Petit Prince, souvent usité par ses supérieurs.
SON GROUPE ▬ Traumas
NOM & PRÉNOM(S) ▬ Nathanaël Waldgrave
EN CHIFFRE ▬ mort à 18 ans, peu avant ses dix-neuf.
EXISTENCE ▬ 5 mois, pas plus.
SERMENT ▬ Angel A. Pao.
FEAT. ▬ Bubblegum Punk by Wyldflowa

IN MY MIND____

Daydreamer. Du temps où il vivait encore Nathanaël était de ceux qui préféraient rêver leur vie plutôt que pleurer sur la réalité. Il a rencontré ce concept, l'a aimé, l'a enlacé, avalé, poussé jusqu'à l'extrême. Vous pouvez lui raconter des histoires, vous pouvez lui mentir, ou lui raconter la vérité si vous préférez, qu'importe, puisque les deux trouve la même grâce à ses yeux. Il arrive souvent qu'il préfère vos mensonges par ailleurs. La différence entre illusion et réalité n'a jamais signifié beaucoup pour lui, ancien mythomane, alors maintenant qu'il vit en Ombre dans un rêve...

Whiteout. Quelqu'un qui préfère se réfugier dans la douceur des mensonges n'a qu'une seule peur. Être blessé. La névrose d'effacer les plaies, se faire croire qu'elles n'ont jamais existé, et y croire... Efface, efface... Sa mémoire n'est plus qu'un grand brouillard. C'est à peine si quelques flash de sa vie d'humain subsistent, sa vie d'humain avant Ste Emily, seuls ces souvenirs là reste à peu près nets.

Sweet Sugar. En dehors de son rôle d'Ombre, il n'est qu'un adolescent au sourire doux et distrait, les yeux toujours fixés sur une autre réalité, même maintenant qu'il baigne dans les rêves et les cauchemars. Ce n'est pas quelqu'un qui parle fort, et parfois il s'enfonce tellement loin dans sa tête que suivre ses propos deviennent difficiles. Après certains peuvent aimer l'écouter sortir des phrases assez fantastiques. Quand il ne chasse pas les enfants, il fait un merveilleux fantôme de compagnie, oui oui oui !
ON MY FACE____

Colorful. Il aime faire saigner vos yeux. Avec lui il y a seulement deux écoles ; le port de deux couleurs aussi saturées qu'opposées, s'affrontant autant que possible sur son corps (rose/bleu ciel, violet/vert citron..) ou bien tout le spectre, toutes les couleurs de l'arc en ciel pour vous servir, en ruban, en perles, en chaussettes dépareillées... Même son visage est un champ de bataille chromatique, cheveux blonds teints en rose bonbon, yeux turquoises, cils dorés recouvert de mascara qui meurt en poudre sur ses joues... Sa peau n'a pas perdu de sa pâleur depuis le temps où il était vivant. Depuis sa mort il a même l'air en meilleur santé ; ses joues sont un peu plus roses, ses lèvres bien moins blanches...

Fragile. Entre son arrivée à Ste Emily et son décès, sa taille s'est enorgueillie de deux centimètres. Ce qui porte le total à un mètre soixante-sept. De ce côté pas de changement, quand on le voit de loin on l'appelle "mademoiselle". La chair se barre littéralement de certains endroits de son corps, aux articulation notamment, laissant des poignets trop fins, trop fragile, décorés de veines bleues. Au corps à corps, seul son statut d'Ombre lui donne un avantage sur les visiteurs de rêves. Les autres Ombres quand à elles ne sont pas forcément ses amies...

AND THAT'S AN OLD STORY

ONCE, WHEN I WAS ALIVE...____

- STOP !

La voiture pilla dans un bruit digne d'un tournage de cinéma. Sur le siège conducteur, Nath triturait une mèche rose en souriant nerveusement, regardant son père en biais. Il avait toujours admiré en silence la patience de ses parents, et si, après les vingts minutes qu'il venait de vivre, son père pétait un câble, il avait bien raison. Pauvre papa, pensait-il en baissant les yeux, non seulement ton fils n'a rien d'un homme mais il ne peut même pas conduire une voiture. Les grandes mains de son père tressautaient nerveusement sur ses genoux tandis qu'ils faisait des effort inhumains pour ne pas exploser en vociférations. Nathanael ouvrit la porte. Depuis son enfance ses parents le couvaient du regard, le laissaient se développer selon ses pulsions, sans entraves. Il s'était laissé poussé les cheveux, avait badigeonné ses mèches blondes de rose, mettait du mascara, et des vêtements qu'un homme saint d'esprit ou normalement constitué n'aurait jamais mis. Et c'était passé auprès de ses géniteurs. Il n'avait pas tout le mérite ; sa soeur aîné avait ouvert la voie pour lui, si large que ses fantaisies à lui finalement, étaient bon enfant. Ses deux pieds retrouvèrent contact avec le sol avec un léger vertige délicieux. Il fit un pas puis se retourna pour contempler le volant, le siège qu'il venait de quitter, comme s'il n'en revenait pas lui même. Il venait de conduire une voiture Et il l'avait bien fait, aucun accident, aucune éraflure, même s'il avait failli être trois fois assassin en un quart d'heure Un soupir léger franchit ses lèvres Trop distrait, incapable de concentration, bien sûr papa que c'est impossible pour moi de faire ça. Mais merci de m'avoir fait essayer. Je ne crois pas que tu me proposera de passer mon permis.

Nath se retrouva rapidement dans sa chambre. Sa chambre, son sanctuaire, son monde fantastique, amas de breloques lumineuses et douces, bibliothèque poussiéreuse, son refuge. Il promena sur la pièce un regard presque tendre, celui d'un souverain regagnant son domaine au milieu de la nuit. C'était toujours la nuit quand il partait. Il n'y avait pas de vie sans lui, il n'y avait que lui pour faire vivre un univers entier. La lumière inonda la pièce renfermée et, un à un, ré-apparurent les personnages qu'il avait inventé il y avait des années de cela, et qui à force de partager son quotidien et d'y intervenir étaient devenues comme des entités propres. La porte se referma derrière lui, le laissant seul avec son monde. Il s'affala sur son lit, au milieu des couvertures, des coussins et des livres, sa création préférée lui tendait les bras, l'y enveloppait, et devenait une petit bulle éthérée qui l'entourait quand il dormait. Il avait tout, il était heureux.

Un peu d'histoire ? Bien. Mon enfance ne vaut pas vraiment la peine je vous assure. Il n'y a que quelques moments clefs : le jour où j'ai su lire, et à partir de ce moment là j'ai lu, le moment où j'ai eu conscience de ma mort prochaine, et à partir de ce moment là j'ai commencé à créer d'autres personnes que je suis le seul à voir, le jour où ma soeur est partie.
Ma soeur, ma grande soeur, elle était beaucoup plus grande que moi, c'est idiot je ne saurais pas vous dire son âge exactement. Elle était grande, impulsive, autoritaire, du feu à l'état pur. D'aussi loin que je me souvienne je l'ai toujours vu avec une moue de mécontentement. Elle n'était pas heureuse d'être une fille, elle le disait souvent. Je ne sais pas si elle a voulu essayer de le faire payer à mes parents toute sa vie, mais c'est l'impression que j'en avais. Elle a passé l'anniversaire de ses 17 ans chez une amie, en est revenue la moitié du crâne rasée et plusieurs piercings fraichement implantés dans la chair. Elle s'habillait avec des vêtements d'hommes et sortait avec des filles. Puis elle est partie un jour, sans que mes parents ne lui aient jamais crié dessus, sans qu'ils ne fassent plus qu'afficher une petite mine surprise à chaque provocation. Après qu'elle soit partie j'ai commencé à changer. Elle me manque sans me manquer. Si je veux je peux créer quelqu'un qui lui ressemble et qui restera près de moi. Mais que ferait-elle près de moi? Et moi je ferais quoi avec elle? C'est bien qu'elle soit partie.


Nathanael entortillait une mèche rose autour de son index, regardant par la fenêtre, de l'autre côté du bureau et de la silhouette à contre-jour. Il était tout seul devant le "docteur", le bureau entre eux, et ses parents légèrement en retrait. Personne n'avait rien dit depuis qu'on avait annoncé le nom de leur famille. Il ne savait même pas pourquoi il était là, mais il espérait que ça finirait vite, qu'il pourrait retourner dans sa chambre et se glisser sous ses draps.

- Nathanael

Le "docteur" avait fait l'effort de prendre une voix douce, et Nath leva en conséquence ses yeux sur lui, patient. Il allait devoir répondre à deux trois questions, lui dirait ce qu'il voudrait entendre et pourrait enfin retourner chez lui.

- Peux-tu me dire de quelle couleur sont tes cheveux?
- Rose.

L'enfant avait reposé les yeux sur le sol, désinteressée. On l'avait emmené chez un psy, et en plus on le prenait pour un daltonien. Ou un crétin de bas étages. Il savait que ses cheveux étaient roses. Et pourquoi on le faisait voir un psy? Il n'avait parlé à personne des gens qu'il inventait pour partager son quotidien.

- Pourquoi rose, précisément ?

Nath se retint de lever les yeux au ciel.

- Parce que c'est joli.

Qu'il se débrouille avec ça. Il n'y avait pas de raison métaphysique à la couleur de ses cheveux, et s'il y en avait une inconsciente et bien ce n'était pas à lui de le savoir. Le psy lui posa encore énormément de questions personnelles, sur son comportement, son allure fragile et efféminée. L'horloge tournait, et quand ses yeux retombèrent sur le petit cadran carré qui était posé sur le bureau, il se rendit compte avec abattement que ça faisait déjà une heure et demie qu'on le retenait ici. Il n'avait pas l'habitude de s'énerver, vraiment pas, mais les questions continuaient et il commençait à s'agiter sur sa chaise avec impatience. Le "docteur" cachait un sourire satisfait. Cet adolescent était vraiment naïf.

- Je ne comprend pas, finit par lâcher Nath, exaspéré, ils ont pas infligé ça à ma grande soeur il me semble.

Silence. Il se rapella soudainement que ses parents étaient derrière lui, mais ce n'était pas vraiment grave, il n'avait pas été si grossier. Le docteur croisa lentement les mains devant son visage.

- Ta grande soeur? Tu l'aimes bien? Tu peux nous en parler?

Nathanael plissa les yeux, persuadé qu'on essayait de lui trouver un complexe sexuel étrange et degueulasse vis à vis de sa soeur.

- Oui je l'aimais bien. Elle était gentille avec moi, et puis j'aimais sa façon d'être... son exubérance son... assurance. Et son visage aussi. En fait j'aimais plutôt ses cheveux rasés et ses piercings, elle était très.. cool.

Il se demandait si un tel mot était dans le répertoire du psy mais celui-ci ne broncha pas et il continua alors encore un peu, en cherchant les choses les plus banales qu'il pouvait dire à son sujet.

- Et puis elle s'assumait, elle n'avait pas peur de vivre.
- Elle est morte ?

Le psy avait un air très sérieux, si sérieux qu'il eut peur un instant.

- Bah..., sous le ton d'évidence pointait un tout petit peu d'anxiété, nan elle est juste partie vivre avec sa petite amie, il y a des années. Mais je ne crois pas qu'il lui soit arrivé quelque chose depuis.

Un petit bruit aiguë le fit sursauter, ressemblant à un couinement. Sa mère sans doute, il se retourna mais le psy lui ordonna sèchement de ne pas se laisser distraire et de le regarder. Il s'exécuta, une angoisse lui remuant déjà le fond de l'estomac.

- Comment s'apellait ta soeur déjà ?
- Je ne vous l'ai pas dit, fit-il, un peu agressif, je ne m'en souviens pas. On doit vous avoir dit que j'étais distrait non ?

Le docteur ferma lentement les yeux. Tout énergie semblait l'avoir quitté, l'exultation de l'interrogatoire, la jubilation d'avoir sentit l'esprit de l'adolescent prisonnier entre ses doigts, tout ça était passé.

- Nathanael.

Il se tassa un peu plus au fond de sa chaise. C'était le point culminant de leur mise en scène, il le remarquait avec cynisme dans un coin de sa tête mais... la vérité c'était que leur affaire marchait plutôt bien.

- Tu n'as jamais eu de soeur.

Battement de cils roses. Un. Puis deux. Très lentement. Son cerveau s'était momentanément déconnecté puis se mettait à tourner frénétiquement. Papa et maman n'ont jamais renié ma soeur, ça ne leur avait jamais posé de problème. A moins qu'ils ne l'aient fait dans mon dos, après coup, et ils m'auraient emmené chez le psy pour me l'effacer de la tête.

- Tu as dit toi même tout à l'heure n'avoir pas de souvenir de ton enfance, que ton passé n'est qu'une brume un peu cotonneuse.
- Ouais-oui, se reprit-t-il, mais je me souviens de certains moments précis.
- Avec ta soeur?
- Oui entre autres.
- Quoi d'autre?
- Je jouais souvent avec mon cousin. Il est brun, un peu plus grand que moi, et il s'est fait des piercings récemment. Mais il a disparu il y a un an.
- Et tu ne souviens pas non plus de son nom.

Nath se passa très lentement la langue sur les lèvres, les bras tendus sur l'armature de la chaise, dans une posture de bête acculée.

- Non plus. Je crois que ça commençait par "é" et que ça se finissait pas "a", mais..
- Tu disais qu'il avait disparu ?
- Oui...

Il allait continuer, parler d'un rêve qu'il avait eu mais il s'abstint. Après tout ce n'était qu'un rêve et s'il disait maintenant comme un imbécile qu'il y avait vu son cousin lui dire qu'il était tombé au pays des fées.. Non ce n'était vraiment pas le moment.

- Tu n'as jamais eu de cousin non plus.

Le psy se renfonça dans son fauteuil, posant ses yeux sur l'adolescent. Son visage s'était lissé, était devenu neutre, son regard bleu s'était fait vague, et sa main s'était levée très lentement pour entortiller une mèche rose autour de son index. Il n'avait plus de réactions, rien qu'un simple battement de cils pendant qu'on lui parlait.

- Tu t'es inventé toute une vie Nathanael, une sœur, un cousin disparu... mais qui restait avec toi après qu'ils soient tous partis?

Battement de cils.

- Il y avait aussi d'autres personnes qui restaient constamment avec toi ? Un meilleur ami, une petite amie?

Battement de cils.

- Sont-ils partout où tu vas aussi où as-tu besoin d'être seul pour réussir à te concentrer sur eux?

Deux battements de cils.

- C'est parce qu'on se moquait de toi à l'école ?

Rien.
Les yeux bleu translucides qui fixaient un point légèrement au-dessous de lui se baissèrent dans un mouvement raide de la nuque. Les épaules de l'adolescent étaient tendues, il émanait quelque chose de très différent que la naïveté légère qui l'avait accompagné à son entrée et qui s'était dissipée au fil de leur entretient.

- Taisez-vous.

La voix n'était ni douce, ni éthérée, mais sèche et autoritaire.

- On se moquait de toi, répéta-t-il lentement, on te frappait.
- Taisez-vous!

Nathanael s'était levé brusquement, et d'un geste ample de la main avait balayé la moitié du bureau, envoyant les feuilles et les agrafes valser par terre. Dans sa course sa main avait heurté un presse-papier pointu, mais il ne semblait même pas se rendre compte de la douleur.
Ensuite il ne se passa rien. Pas de foudre divine, pas de types en blanc sortant des murs pour se jeter sur lui. Rien que la réalité, froide, ce type qui le regardait d'un air affable, comme s'il avait été un animal de compagnie encore à moitié sauvage. Des lambeaux de souvenirs lui revenaient, flous, lointains, des cris d'enfants et des blessures, quelque chose qui disparut très rapidement, aspiré, inhibé par sa volonté.

Ensuite on avait discuté sans lui. Son avenir était devenu une probabilité, comme si on allait l'abattre. Il n'avait rien fait de mal, il n'avait tué personne, il était juste... un peu distrait. On avait statué qu'il irait voir le psy plusieurs fois pas semaines, enfin dans un premier temps. Il lança un regard rancunier à celui-ci qui lui rendit un sourire en sucre, écoeurant. Ce n'était peut-être qu'une impression - mais de toute façon il n'avait que ça pour juger le monde- ce n'était peut-être qu'une impression mais il lui semblait que ce psy l'aimait bien en fait.

- Au fait Nathanael -ils étaient sur le point de mettre fin à l'entretient- tu te souviens comment s'apellent tes parents ?
- Bien sûr -il avait commencé à se lever et trouvait ça mieux de regarder le psy du haut de ses jambes- Lizbeth et John.

Nath n'avait jamais été frappé par ses parents, ou rarement, et ça remontait à trop loin pour qu'il ne puisse se souvenir de l'idée même. Son père avait bien essayé de contenir son coup, et finalement ne fit que le pousser du plat de la main, l'éloignant de la porte, de lui, de sa mère. Nathanael chancela et les regarda en battant frénétiquement des cils. Quelque chose qu'il avait dit semblait avoir achevé sa mère qui ne voulait même plus poser les yeux sur lui, mais il ne voyait pas quoi. Ils partirent, et quand il attrapa la poignée pour aller avec eux il se pris un simple regard menaçant. On délogea sèchement sa main de la poignée pour mieux refermer la porte. Et il resta seul, avec le psy souriant dans son dos.

On n'abandonne pas un enfant aussi facilement. Nathanael retourna quelques heures plus tard dans sa maison où il évita avec soin ses parents qui le lui rendaient bien. Ensuite on dut remplir divers papiers et il partit habiter dans un asile -peu importe comment on présentait les choses, une maison où l'on regroupe des enfants autistes c'est un asile. Le psy était ravi de le revoir et Nathanael s'installa dans cet endroit sans trop de mal. Il suffisait de ne pas regarder les autres, leurs mouvements répétitifs et presque obsessionels... Sa mère l'avait serré contre elle avant son départ mais c'était déjà trop tard. Il l'avait "effacée". Il ne souffrait jamais de la séparation, sauf quelques fois, tard dans la nuit quand la réalité se taillait une brèche dans ses rêves, courte si courte. Car il n'était pas sensé souffrir.

- Nathanael ?
- Oui ?
- Il faut que tu fasses tes affaires, tu t'en va demain.

Lent battement de cils. Il avait presque l'air peiné par l'annonce du psy qui l'avait recueilli.

- Pourquoi?

Le coin de la bouche de l'adulte tiqua, son agacement refit surface un instant.

- Parce que ça fait deux ans que tu es ici, et que ça suffit.

Ça suffit, je n'ai rien pu faire de toi, tu n'a pas bougé d'un iota depuis que tu es sous ma responsabilité. Tu n'es pas qu'un enfant trop rêveur, ton délire est beaucoup trop profond, et je n'ai pas ma vie à te consacrer alors je vais t'envoyer dans les pattes de quelqu'un d'autre.
Ces phrases ne furent jamais dites mais Nath les devina petit à petit, en pliant ses vêtements colorés dans sa valise. On n'avait pas pu l'atteindre, et on en était énervé. Sourire.



Où qu'il aille il serait en sécurité, protégé, et pour toujours. Quoiqu'il lui arrive, et quelque soit l'identité de son agresseur.

- Bonjour.
- ...

Nath se tourna simplement vers la fenêtre. On l'avait emmené dans le nord, les landes et le vide. Il faisait trop froid et la moitié de ses vêtements étaient à présent inutile, il faisait toujours gris, il pleuvait, et parfois le matin laissait une vieille brume traîner sur la terre. Il aimait la brume, mais n'aimait pas le vide.
La voix parlait toujours, il ne faisait pas réellement attention, aucun mot ne captait son attention plus que les autres. De toute façon il était intouchable.
Il sursauta en sentant un souffle chaud sur sa joue et malgré lui s'arracha à la contemplation de la fenêtre. Il s'était simplement laissé surprendre, seulement pour quelques secondes, et une année jusqu'ici.

THEN, ALL WENT BLACK...____

Gaze et blanc, draps chauds et coton rêche. Le soleil de midi filtra entre les cils couleur miel, piquant la rétine comme une aiguille chauffée à blanc. Il grogna et essaya de se retourner dans son lit, mais quelqu'un saisit les draps vigoureusement et il glissa par terre, dans un petit bruit de surprise fatiguée. L'infirmière est un ange et ses yeux sont verts. Nathanaël se releva gauchement, pendant qu'à contre jour dans la lumière, son infirmière habituelle aérait ses draps, un grand sourire éclairant son visage. Serpent, c'est le nom qu'il donnait à son infirmière. Déjà c'était toujours la même, son serpent, et le caducée discrètement brodée sur le revers de sa blouse était du même vert que ses yeux. Et puis Marianna était un nom à retenir manquant cruellement de saveur.
Il se frotta les yeux bougonnant.

- Pourquoi tu m'as réveilléééé ?
- Il est onze heures petite marmotte, répliqua-t-elle gaiement, Tu vas me faire un plaisir de t'habiller et d'aller manger pour une fois.
- Mais il était huit heures quand je me suis endormi...

Il baissa les mains, découvrant les demi-lunes mauves sous ses joues qui s'étaient encore creusées. L'infirmière arrêta de sourire.

- Tes somnifères ne marchent pas ?

Il hocha négativement la tête, observant du coin de l'oeil la jaune femme se tordre anxieusement les mains. Elle était jeune, prompte à s'attacher. Si gentille. Gentille au point de se faire avoir par un adolescent un peu déséquilibré.

- C'est pas grave, murmura Nath, Je peux dormir la journée, ça me rassure.
- Encore cette histoire ?

L'enfant cligna plusieurs fois des yeux. Ce n'était pas qu'une histoire, mais elle ne pourrait jamais comprendre, comme elle ne comprenait pas ses rêves. Si tu étais tombée amoureuse d'un rêve, lui avait-il demandé un jour, que ferais-tu ? Elle avait réfléchi un instant avant de sourire et de lui répondre qu'il fallait en tous les cas vivre dans la réalité. Une réponse d'adulte, une réponse formatée, tous les adultes avaient le même discours. Même Alice ne restait pas au Pays des merveilles pour toujours. Mais si Serpent était tombée amoureuse, vraiment amoureuse d'un rêve, nul doute qu'elle aurait souhaité dormir la plupart du temps elle aussi.

- Nathanaël, il n'y a pas de monstre dans les placards ou sous ton lit, ce sont les enfants qui croient à ce genre de choses.
- Jessie dit que tu es bête maugréa Nathanaël.
- Tu veux qu'on regarde sous ton lit ?

L'enfant leva les yeux au ciel comme s'il perdait patience.

- Il n'y a rien, évidemment qu'il n'y a rien. Tu ne comprends pas, le problème c'est les ombres.

Le problème c'était les ombres, mais Serpent ne pouvait pas comprendre. Elle caressa les cernes sur ses joues et lui donna un comprimé, entier cette fois, que Nath fit semblant d'avaler comme les autres. Cela faisait maintenant une semaine qu'il se faisait une petite réserve de pilules, pour s'offrir des vacances. Dormir pendant un ou deux jours entiers. Il avala les deux premiers et se rendormit sur son lit bien fait, la peau chauffée par le soleil.



Les draps de son lit n'étaient pas défaits ; ils avaient été littéralement arrachés et dispersés dans la pièce. Sa petite lampe de chevet éclairait le désastre, et celui des livres éparpillés ouverts sur le sol, ceux qu'il avait déchiré. C'était la troisième nuit qu'il passait sans fermer l'oeil. Trois nuit à crever de sommeil, s'assoupir vaguement quelques secondes et se réveiller, comme si quelqu'un de sadique tirait sur la corde de son réveil. Ce n'était plus ou question de rêve ou de cauchemars, de croquemitaine ou de monstres, il voulait simplement dormir... Il avait joué à saute-mouton avec l'éveil pendant presque un mois, cruxifiant son métabolisme. Et maintenant ses nerfs s'étaient effilochés en à peine trois jours. Il se sentait mal, il se sentait une autre personne. Il se sentait fou.
Appuyé contre le mur, il vécu les heures interminables du milieu de la nuit, par la fenêtre le ciel passait du noir d'encre au bleu le sombre, le gris mort des quatre heures du matin, jusqu'à ce que le soleil réchauffe le ciel, jaune pâle, et ne lui escalade les chevilles. Il sentit à peine la main de Serpent sur sa joue. Fais moi dormir. Mais il n'avait plus la force de lui demander. Elle lui avait expliqué, peut-être hier, peut-être il y a dix minutes, que trois ou quatre nuits comme ça pourraient bien le tuer. Mourir, ça ne lui disait rien. En fait ça lui faisait carrément peur, il y avait encore tant de rêves à faire... Son point de vue sur la mur n'était ni fantastique ni fantaisiste. Ce serait juste la fin, le grand blackout. Des larmes s'étaient mises à dégouliner de ses yeux, comme s'il n'y avait plus rien pour le retenir. Ses larmes le fatiguaient, comme si elle drainaient ses forces depuis l'intérieur pour les laisser sécher sur ses joues.

- Donnes moi des somnifères plus fort.
- Ce n'est pas ce que conseillent les docteurs...
- Celui qui passe une fous de temps en temps et ne sait même pas mon nom ?
- Nathanaël...
- S'il-te-plaît, je veux pas mourir. Serpent...

Elle flancha, comme à chaque fois qu'il l'appelait comme ça. Elle avait finit par intégrer ce surnom comme une marque d'affection. Elle revint avec une toute petite boite de comprimés blancs et ronds. Nath ne fit pas un geste pour prendre celui qu'elle lui tendait et elle dut se pencher pour le pousser entre ses lèvres, et lui faire boire un peu d'eau. Le comprimé n'aurait sûrement aucun effet mais peut-être qu'en se détendant il pourrait s'endormir.



Quand elle revint, le soir n'était pas encore tombé. Elle apportait de nouveaux livres, et de quoi rassurer l'enfant sur son état. Elle le trouva en train de dormir, la tête dans les oreiller, et soupira doucement. Elle s'était inquiétée, drôlement. Elle avait fini par s'y accrocher à son petit protégé rose et turquoise qui vivait dans ses histoires. Elle posa sa pile de livre sur une chaise, et fit le tour du lit pour tirer les rideaux. Un petit quelque chose craqua sous son talon. Elle se pencha et trouva de la poudre blanche par terre, parsemée d'éclats plus conséquents. Et une boite renversée, la même boîte qui aurait du rester dans sa veste. Elle glissa sa main sous les cheveux fushia, trouvant une joue tiède, et écarta les mèches. Il avait les yeux entrouverts, ses iris turquoises s'était voilées de gris, comme s'il était quatre heures du matin dans ses yeux. Pour toujours.


Serpent pleura beaucoup la mort du Petit Prince.


Nath lui, avait été heureux comme jamais de voir le noir passer devant ses yeux. Sauf que le noir chaud, un peu rougen un peu bleu de la nuit et du sommeil, se transforma en autre chose. Un noir pur, froid, vide, bien plus dense. Il n'en avait jamais vu de tel. Et c'est dans les ténèbres qu'il revit le Docteur. Il n'était pas vraiment rassurant mais c'était celui qui l'avait fait connaître Innocent, et Jack de façon indirecte. Ce n'était donc pas un mauvais homme. Tout devint en quelque sorte plus flou quand Nath comprit qu'il n'était pas tout à fait en train de dormir. Mais il n'était pas seul, la mort n'était pas le vide qu'il avait imaginé. Il aurait fait n'importe quoi pour rester avec le docteur, avec quelqu'un.
Comme lui jurer allégeance, un voeu au milieu de la nuit, en l'échange de quelques secondes de contact avec un autre être, une fidélité éternelle contre quelques doigts posés sur sa joue. Quelques secondes, il ferma les yeux, sur le point de se dire que tout irait bien. Mais tout disparut, la main, le corps, et le sol invisible sous ses pieds. Les ténèbres s'ouvrirent et il tomba. Longtemps.



Il sentit son corps s'enfoncer dans une substance autre que le vide, différent de l'air qui ne sifflait même pas aux oreilles. Il sentit la tiédeur sur sa peau et le liquide qui cherchait à rentrer dans son nez et sa bouche. Il se débattit, dans les ombres qui se teintaient de vert et d'or sage, et creva la surface, ruisselant, crachant, un goût atroce dans la bouche. Il essuya l'eau de ses yeux et sentit la vase. Contre ses jambes, le remous provoqué par le passage d'un alligator discret. Il ouvrit les yeux sur les racines qui plongeaient dans l'eau et la ramure des arbres qui se penchaient vers le sol, l'odeur d'humus et de sève, la lumière chaude des lanternes qui flottaient au dessus du marrais. Et un adolescent aux cheveux rouges se tenait devant lui, marchant sur l'eau comme on marchait sur l'herbe, avec aux lèvres le même souvenir qu'à leur première rencontre. Nathanaël lui tendit la main, et l'autre la saisit dans un geste révérencieux, comme le plus fidèle des majordomes qu'il ait jamais imaginé. Une impulsion et Nath était hors de l'eau, bientôt sur la berge, les lanternes se regroupant dans leur coin du bayou pour saluer sa venue. Il s'était cramponné à la main de Jessie, et des sanglots de soulagements lui nouaient la gorge.

- Je suis... rentré ?



Outdoor Jay embrassa tendrement le front de sa fille. Celle-ci se tenait toute droite dans son lit, malheureusement très loin du sommeil. Il avait sa main sur la poignée de porte quand la voix fluette de Sarah le rattrapa.

- Il va revenir tu sais.
- Qui ça ?
- Le petit garçon qui vit dans le placard.

Jay soupira et se dirigea vers le placard. Sarah se tassa précipitamment contre la tête de son lit, serrant son coussin contre elle. Son père ouvrit la porte, la moitié de son placard était vaguement éclairé par la lumière du couloir. Le reste dans l'ombre. Et c'était l'ombre qu'elle fixait, c'était l'ombre qui lui faisait peur. Son père se retourna vers elle. « Tu ne vois bien qu'il n'y a personne qui vit ici. » Et derrière lui, les ombres dessinèrent la silhouette d'un petit garçon. Ses yeux s'écarquillèrent, sa voix s'étrangla dans sa gorge. Mais elle ne put rien dire, et pendant que son père quittait la pièce en fermant lentement la porte, le petit garçon du placard la regardait dans le noir, attendant sagement que le dernier rai de lumière disparaisse.
Noir.



Indoor A Missing Mile la nuit était perpétuelle. L'If Sacré avait pourtant, comme tout bar qui se respecte, des horaires d'ouvertures. Le "jour" désignait donc la partie de la journée où les néons de l'If étaient éteints et qu'on pouvait faire autre chose que passer du temps autrement qu'entre un verre, de la musiques et des corps ondulant.
Le "jour" tout le monde dormait, sauf deux silhouette furtives qui hantaient les rues, s'éloignant du cocon protecteur du coeur de Missing Mile, les maisons victoriennes fusionnées les une aux autres autour de la vieille église et de la place pour s'engager sur un petit chemin terreux, menant à une grande maison délabrée. Un fourgon était stationné feux éteints devant la maison de Violin Road. Les deux ombres se jetèrent un coup d'oeil. Elles avaient le même visage, les mêmes boucles chataines qui leur grignotaient les joues, et comme nombre de jumeaux, se connaissaient assez pour communiquer sans mots. L'ainé -Amaël- avait les yeux ambre, le cadet les avait verts. Et ils se souriaient l'un à l'autre dans le noir. Ezekiel fut celui qui tourna la poignée, ouvrant la porte dans un grincement docile. Les rayon de lune s'engouffrèrent à l'intérieur du véhicule, escaladant les matelas mis côte à côte, les six corps entrelacés qui se serraient les un contre les autres pendant leur sommeil. Amaël monta le premier, enjambant les autres avec un sourire, se penchant vers une tête aux cheveux roses cachée dans les bras d'un hermaphrodite aux cheveux bleu. Il lui effleura doucement la joue, la joue le réveillant sans peine. Nathanaël cligna des yeux, hébété, et l'ainé des jumeaux lui murmura quelque chose. Il s'extirpa bientôt du fourgon, mal réveillé, se frottant intensément les yeux. Les deux frères étaient très occupés à mourir d'hystérie contenue pendant qu'il s'étirait. Quand il leur demanda finalement ce qu'il y avait, ils se mordirent carrément la lèvre pour ne pas exploser de rire.

- Il y a quelqu'un ici.
- Il y a quelqu'un ici et ce n'est pas un rêveur.



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Le Petit Prince
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Sujet: Re: Nathanaël ✖ Petit Prince
Dim 6 Fév - 12:31

    Et voilà, fiche terminée Cute y'a même un peu de musique pour l'ambiance et tout >.<
    *fuit*

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Le Petit Prince
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Sujet: Re: Nathanaël ✖ Petit Prince
Dim 6 Fév - 17:30

Mon petit Prince adoré Coeur Comme je suis n'heureux de te voir parmi nous \o

Et bien, ta fiche est superbe, je n'en attendais pas moins de toi ! Tu es (pré-validé), j'attends juste deux petits détails (qui ne sont pas vitaux quant à ton personnage) : Un avatar 200*320 (ou 200*300 ou 200*400, peu importe) et un petit changement dans ta fiche : Si Nath' a juré fidélité au Docteur -et je l'aime pour ça, tellement tout le monde l'a abandonné lachement !- il faut le préciser dans le champ SERMENT du début =)

Sinon, tout est parfait, j'ai changé ton pseudonyme (même si tu restes Nathanaël dans nos coeurs Coeur ), je t'ai ajouté à ton groupe, n'oublie pas de faire recenser et ton Ombre et ton avatar et c'est bon, let's go ! Va rejoindre notre ton Jack !

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Sujet: Re: Nathanaël ✖ Petit Prince
Dim 6 Fév - 17:40

Choqué ! Mon dieu j'ai complètement oublié de changer la réponse au serment, honte à moi TAT ! C'est fait ! Ainsi que pour l'avatar !
Merci beaucoup Docteur !

Je vais me faire recenceeeeer \o/ !! Coeur *énorme câlin*

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Le Petit Prince
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Sujet: Re: Nathanaël ✖ Petit Prince
Dim 6 Fév - 17:47

Welcome hoooome, Nath BBP
Bravo pour ta jolie fiche ♥️
Merry Goodhope
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Sujet: Re: Nathanaël ✖ Petit Prince
Lun 7 Fév - 16:05

Bienvenue dans les Ténèbres, mon Adoré ! J'ai prévu plein de bonbons pour toi. Coeur

J'ai le droit de rentrer dans ta chambre ? Kiss

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Trick or Treat ?

Jack o'Lantern
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Nathanaël ✖ Petit Prince

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