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NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.

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Sujet: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 9:21


NOCTAMBULE
Je suis toute la nuit un immobile somnambule.


NOM & PRÉNOM(S) ▬ Nina Rita Costello.
EN CHIFFRE ▬ 21 ans, née un 14 août.
NATIONALITÉ ▬ Americaine, de Caroline du Sud, vivant à New York.
COUVERTURE ▬ Party girl. Elle vit de l'argent lui envoient ses parents. Il se murmure qu'elle a recours à un curieux trafic pour arrondir ses fins de mois et garder son train de vie.
EXISTENCE ▬ Elle connait les ténèbres depuis ses seize ans, et est devenue Croquemitaine quand elle en avait dix-neuf.
FEAT. ▬ Original par tknk.



Well I'm no sick boy, she's no hand me down
Went to London with a red and brown
Ornamental ruby ring, she said
« Please tell me just one thing. »


J'ai connu Nina quand elle errait dans les rues de la ville. Je l'ai connue la nuit, c'est là qu'elle vivait. Elle était cette jeune fille aux cheveux noirs et aux lèvres rouges qui ressemble à une pute ou bien à une fée. Elle était cette enfant sauvage des villes perpétuellement allumées qui se consume aux lampes comme un insecte chétif. Elle avait un corps fait pour se brûler à la vie. Sa bouche longtemps me hanta comme un fantôme cruel plein de désir incompris. Elle s'habillait de haillons soignés pour donner l'illusion de la beauté qui choquaient le passant. Mais moi je ne voyais qu'elle, et elle n'était pas innocente. Elle savait trop ce qui permet de rendre fous les hommes. Elle ne connaissait rien et elle savait tout.
Nina était un fantasme absurde, une idée stupide, un rêve dangereux. Elle n'aurait dû exister qu'en songe, qu'en apparition fugace sur un trottoir sombre, cette fille qui ne sera jamais dans votre lit ni dans votre vie. Elle aurait dû rester irréelle, et garder ce charme fantasmagorique qui vous hypnotisait. Car aussitôt qu'elle pénétrait votre existence, avec son parfum capiteux mêlé de nicotine, son rouge à lèvre dépassant et son mascara coulant, elle perdait toute magie pour devenir ce poison funeste qui vous détruit une destinée, cette folie furieuse qui vous laisse exténué, qui vous obsède, qui vous aime et qui vous tue. Nina était une ravissante idiote qui ne vous apportait que des ennuis. Si vous vous laissiez séduire, tout était fini.


Was I first class nightmare, did I bring you down?
Was I mental? Was I what you found
Filthy and cheap? I apologize
Won't get jealous, won't kill other guys


J'ai connu Nina quand elle n'était que vide. Ses yeux étaient écrasés, ses pupilles dilatées par le manque de sommeil et la recherche perpétuelle d'excitation. Elle riait fort et sans joie, criait dans la rue, à la sortie d'un énième immeuble dans lequel s'était déroulé une énième fête. Nina ne connaissait pas le matin. Elle l'avait oublié, après trop de sommeil perdu. Nina avait été mendiante et voleuse, rêveuse et dealeuse, innocente et corrompue, enfant et femme a la fois. Elle avait inventé son langage de vie, et cette vie ne connaissait pas de futur précis. La nuit n'avait pas de fin. Elle n'avait pas besoin de lendemain.

Elle avait d'abord tenté de s'asphyxier à coups de liqueurs et de drogues variées, mais la réalité la rattrapait toujours. Elle avait peur en permanence de cet air épuisé que le miroir lui réfléchissait. Elle ne dormait jamais. Elle était de ceux qui rêvaient la vie et qui vivaient leurs cauchemars. Je ne savais pas encore à quel point. Je ne voulais pas savoir. Je ne voyais pas qu'elle était folle. J'étais fou d'elle.

Ma vie avec Nina était compliquée. Elle était impossible à vivre. Elle sortait tout les soirs, elle buvait tout les verres qu'on lui donnait. Son nez était teinté de blanc et ses bras recouverts de trous. C'était déjà comme ça quand je l'avais rencontrée. Nina restait belle. Ses cheveux changeaient de couleur d'un jour à l'autre, tantôt chatain clair, tantôt noirs comme l'enfer. Elle passait des heures dans la salle de bain. J'admirais son rituel précis, quand elle sortait tous ses produits, quand elle peignait son visage en prenant bien garde de ne pas dépasser, quand elle coloriait ses cernes violacées pour redevenir un instant la jeune fille fraiche qu'elle était sensée être. L'illusion était parfaite.
Nina attirait les hommes, elle le savait. Elle prenait ses airs d'aguicheuse et je la traitais de prostituée. La plupart de ceux qui venaient vers elle ignoraient complètement son âge. Je bouillonnais de colère et je la prenais par le bras, violemment, et nous sortions du bar ou de l'appartement. Je lui criais dessus, elle faisait celle qui n'entendais pas. Puis elle prenait son air d'adolescente rebelle que je haissais et me disais que je n'étais pas son père. Ça me tuait. Au final, je la plaquais contre un mur et l'embrassais goulument, afin d'étouffer le monstre de jalousie qui croissait en moi. Elle se faisait douce alors, disais qu'elle regrettait. Elle savait qu'elle avait gagné.
Nina faisait tourner tout le monde autour d'elle, à commencer par moi.

Well I ain't no street kid, she's no pretty one
Loved the bands and had a lot of fun
Said oh Sam my dearest won't you please
Push me down another 10 degrees


J'ai connu Nina quand son nom changeait chaque soir. Elle signait souvent de son second prénom, et son nom de famille était aléatoire. Elle vivait seule. Ses parents avaient quitté la ville. Elle m'en parlait peu, mais j'ai trouvé un jour un journal intime qu'elle tenait rarement. Je peux vous en dire plus.

Toute sa famille était de Caroline du Sud, mais ses grands-parents avaient enmennagé à New York, dans les quartiers huppés de Manhattan. Elle allait à l'école privée. Elle avait deux sœurs et un frère, elle était la petite dernière. C'est peut-être de là que vienne ses caprices d'enfant gatée et sa perpétuelle envie d'être le centre d'attention.
À quinze ans, elle avait commencé à sécher les cours. À seize ans, elle avait commencé à ne plus du tout y aller. À dix-sept ans, malgré les prières de ses géniteurs, plus aucun lycée ne voulait d'elle. Ses parents en avaient marre, ils lui louèrent un appartement dans le village, puis retournèrent en Caroline. Ses frère et sœurs étaient à l'Université.
Elle recevait de l'argent tout les mois. Son père pouvait y pourvoir. Elle me disait en riant qu'ils faisaient ça pour qu'elle n'aie pas à faire le trottoir. Pourtant, il me semblait qu'elle avait trop d'estime d'elle-même pour ça. Elle s'aimait trop, et pourtant elle haïssait son image dans la vitre et sur le verre. Je n'avais pas compris qu'elle essayait de se fuir.

Stood by my wall, seeing as she's small
In no time at all
Well Nina died in the bedroom
And I went to cry in the hall


J'ai connu Nina quand elle avait définitivement perdu le repos. Dans la journée, quand elle était sur le lit, c'était une autre tourmente. C'était le bruit de ses cauchemars que j'entendais retentir. Elle était agitée de soubresauts, elle criait parfois. Elle n'avait plus que des ténèbres dans la tête. Elle se réveillait en sueur et me confiait tremblante qu'elle n'avait plus rêvé depuis des mois. Elle ne se rappelait plus du vrai sommeil, de celui qui l'aurait apaisé.
Elle me racontait alors au coin de l'oreiller comment tout avait commencé.

C'était une femme. Elle avait les cheveux blancs et les yeux bleus. Elle la regardait avec un air encore plus vide que le sien. Puis, en un instant tout avait basculé vers le monde le plus inimaginable qu'elle avait pu voir. Une extase doublée, un plaisir magnifié, une peur incommensurable. Toutes les sensations décuplées. Elle avait aimé les Trips violemment. Elle les avait attendus. Elle avait cessé de prendre attention à la vie réelle. Pour elle, tout se résumait à des nuits sans fin et à des journées dans l'ombre. La femme l'avait suivit dans les ténèbres, avait essayé de la tramatiser. La femme ne l'aimait pas, sans doute qu'elle incarnait le type de jeune fille qu'elle avait détesté de son vivant. Nina lui avait rit au nez. Elle avait par la suit cherché à revenir dans les Ténèbres, et cela avait attiré mon regard. Elle m'avait happé. J'étais croquemitaine, et elle morceau de chair fraiche. Nos rencontres eurent lieu dans les royaumes, puis dans la réalité. J'avais quitté Memphis pour New York. Je savais qu'elle me menait en bateau, cette Lolita de plusieurs années de moins que moi. Elle me plaisait et je sentais qu'il y avait là quelque chose, justement. Quelque chose à utiliser.
Je l'avais souvent frappée, elle m'avait insulté, nous avions vécu de haine et de violence. Elle avait dix-sept ans quand j'ai pour la première fois posé les yeux sur elle. Je la quittait à dix-huit, en sachant qu'elle serait ma perte. Mais elle en savait déjà trop.
Mère Ombre avait vu ce quelque chose dans son regard, ce je ne sais quoi énervant qui vous obnubilait. Elle avait décelé cette aptitude à briser les choses qui nous servent de cœur. Elle avait trouvé comment rendre utile cette jeune incapable, cette catin sans avenir qu'était Nina. Elle l'avait rendue Princesse des ténèbres. Elle en serait plus que digne. Désormais, l'élève avait dépassé le maître.

Well she's so you, too much for me
Was number 3, eventually
I love it when you talk so filthy on ma phone
When I'm not home
Come here my boy, get me some cheap gear
Come and join us here


J'ai revu Nina après qu'elle soit devenue comme moi. Elle n'avait pas changé, si ce n'est cet air de victime qui avait définitivement été chassé de son visage. Elle vivait comme avant. Mais maintenant tous les drogués de New York la suivaient comme si elle pouvait faire quelque chose pour eux. Et je découvris qu'elle vendait l'obscurité. À ceux pour qui les substances n'étaient plus assez, elle monnayait à prix d''or l'extase terrifiante que vous procure un rêve de cette force. Nina était rusée. Elle faisait une bonne Croquemitaine, aurais-je dit. Humainement parlant, elle était toujours aussi chiante.

Elle se faisait appeler Never, parce qu'elle n'avait pas de futur ni de passé. Puis Noctambule. Elle marchait la nuit dans ce rêve éveillé, celui de tous les blessés et les meurtris par la vie. Ils étaient ses victimes, aussi bien que ceux qui recherchaient le plaisir au fond d'une nuit trop longue.

Mais elle avait elle aussi ses proies. Il suffisait que ses yeux sans sommeil se posent sur vous pour que vous compreniez ce qui vous arriverait si elle se prenait d'affection pour votre âme. Elle avait ses cibles. Et pas besoin de payer, les ténébres leur ouvraient les bras. Pour le meilleur et pour le pire. Et toujours, on entendait son doux rire en fond sonore. Cette petite pétasse si bien habillée, si bien maquillée pour dissimuler l'horreur de ses activités.

Well she's not you, but you're not here
Let's make it clear
Well, Nina said that she was leaving me
So I stuck around for a beer


__________________________________________

Nina Costello
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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 10:52

Encore une Croq'! *.* Mais c'est l'invasion, chère fille Pâquerette! :piou:
En tout cas, bienvenue sur RdC, je suis sûre que tu t'y plairas! Et bravo pour ta fiche, que mon état de j'ai-la-tête-dans-le-bol-de-chocolat m'empêche pour le moment de lire ta fiche en détail, mais je n'y manquerais pas, d'autant que pour avoir lu la première phrase de chaque paragraphe, elle a titillé mon intérêt OxO
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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 19:06

Oh oui, oh oui, encore une Croquemitaine ! Comme l'a dit Merry, bienvenue parmi nous Kiss

Notre administrateur chéri est un peu débordé alors je le soulage un peu et je viens valider ta fiche !

Avant de jouer, n'oublie pas d'aller recenser ton avatar. Le post se trouve ici.

Alors bon jeu et nous comptons sur toi pour attirer tout un tas d'Âmes dans les Ténèbres Hypra Heureux

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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 19:14

    Merci Hypra Heureux
    Juste une petite question :
    Citation :
    Avant de jouer, n'oublie pas d'aller recenser ton avatar et ton ombre.
    Je ne suis pas sûre de saisir, je dois trouver une ombre qui correspond et la réserver, ou c'est une erreur ? (Ou alors j'ai manqué une partie de quelque chose >>)
Nina Costello
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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 19:15

Oh pfff, non mais c'est moi qui déconne ! Comme j'ai validé Mozart juste avant, j'ai agi par automatisme ._. Recense juste ton avatar et reçois mes plus plates excuses u_u

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Le Chapelier Toqué
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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.
Dim 6 Fév - 19:31

    Pas de problème :3
    C'est donc fait o/
    Merci !
Nina Costello
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Sujet: Re: NEVER ▬ Ils disent qu'on a la fureur de vivre.

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