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Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea

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Sujet: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea
Dim 13 Fév - 17:04

Barbe Noire
We extort and pilfer, we filch and sack.


SON PSEUDONYME D'OMBRE ▬ Barbe Noire.
NOM & PRÉNOM(S) ▬ Edward Teach de son vivant.
SON GROUPE ▬ Doppelgänger
EN CHIFFRE ▬ 22 Novembre 1718. Mort à l'âge de 37ans.
EXISTENCE ▬ A vrai dire il ne sait pas compter. Néanmoins, cela fait presque 300ans.
SERMENT ▬ Il est libre et ne prête serment qu'à l'océan ténèbreux.
FEAT. ▬ Mihawk - One Piece (je n'en suis pas sûr à 100% si quelqu'un peut confirmer).

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Yoho ♪ Yoho ♪
Sent to Davy Jone's locker ♫


Boum Boum... Boum boum...

Les mains rouges de sang. Un sang horrible et abondant d'un vermillion opaque. Debout, raide au milieu des débris de la bataille navale, Edward Teach levait les yeux vers un ciel lourd qui était tout autant écarlate que les flammes ardentes qui se consummaient au fond de ses pupilles comme un brasier infernal. Puzzle de ciures de bois, de poussières et de sang, ce tableau impressioniste riche de fumée et de brouillard était le triste résultat du passage de l'équipage du terrible Barbe Noire. Lui, terrible, s'éxaltait, contemplant avec une joie ce spectacle de désespoir, ce gallion marchand incendié, dévoré par le feu. Il posa son regard démoniaque sur l'un de ses collègues, le navigateur, celui-ci distribuait mécaniquement de violents coups de canne à un malheureux vieillard étendu sur le sol. Sifflotant gaiement un air populaire, le dandi cadavérique était plongé dans une crise qui ne cesserait que bien après la mort de l'innocent. Satisfait par ce concert de cris horrifiés, par ces femmes et de ces enfants implorant, par ces pères trop faibles pour défendre leur propre famille, Teach sentait monter en lui un sentiment indescriptible de rage frénétique. Il gratta maniaquement des poux imaginaires sous son bandeau de tissu noir et replaça une de ses chevalières de diamant qui avait sans doute glissée sous le choque des droites qu'il avait infligées à un sergent de Maynard. Pris d'une envie d'exploser de rire, le Capitaine des ténèbres surplomba le bruit de sa voix forte. Il était là où il devait être. Sur le plus haut sommet. Alors, que son navire voguait déjà vers la terre ferme pour fêter le cahut naval, son pire ennemi Maynard rattrapait considèrablement les quelques noeuds les séparant. Jusqu'à l'heure fatidique de l'abordage, le dernier dans la vie du Capitaine Teach.

Boum... Boum... Silence...

Et me voilà flottant, vulgaire rondin de bois, comparable à un pain de cire morne, ne pouvant plus brûler et réchauffer les cœurs. Puisque le mien est de glace. Mon cœur ne bat plus, il est veule. Je ne le sens plus. La mer m’a tout pris. Alors que je m’attendais à tout. Peut-être faut-il que j’attende que quelque chose ne se passe. Peut-être que Davy Jones joue avec moi.

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C’est rond, ça brille, ça vole, ça pète, c’est hmm étrange. Barbe Noire, depuis un temps certain, suivait les petites bulles de savon sans se demander d’où diable elles pouvaient venir. La réponse à cette énigme se trouvait au fond du gouffre dans lequel le forban faisait à présent du toboggan. Une chenille fumait le narguilé et soufflait ces bulles de savon. En apercevant Teach, elle s’étonna que cette bulle fût si petite, et difforme. Le Capitaine continua son petit bonhomme de chemin. Il croisa un lapin blanc, trébucha sur la montre de ce dernier, joua aux cartes avec le deux de trèfle, écouta l’histoire de la simili-tortue, empêcha le chapelier fou de faire boire de l’eau bouillante au loir endormi, entendit la reine donner son ordre préféré, croisa le sourire du chat, obligea Tweedle-Dee et Tweedle-Dum à se séparer en passant entre eux, fut ébloui par la beauté d’un duo de fleur observant minutieusement leur nombril, croisa tout le pays des merveilles avant de s’endormir au beau milieu du labyrinthe en écoutant de la musique qui provenait d’un peu plus loin, où se fêtait le non-anniversaire d’une personnalité en vogue. Le soleil picotait les yeux du flibustiere. Ses paupières se levèrent, dévoilant la braise de ses yeux. Un sourire éclatant étira ses lèvres décrépies tandis qu’il se levait. Alors le soleil descendit vers l’horizon en laissant place à l’absence-de-lumière, dite l’obscurité. S'enfonçant dans les ténèbres plus brousailleuses que ne l'était sa barbe qui lui avait valu son surnom à travers les mers, il entendit enfin un bruit familier : le relent de l'océan et la voix aussi difforme qu'aigue de son bon vieux perroquet Mr. Volaille. Ni une, ni deux, le volatile aux couleurs de l'arc-en-ciel vint se ficher sur l'épaule de son propriétaire et lui mordilla sa boucle d'oreille jusqu'à ce que le Capitaine lui donne un petit truc à grignoter.


Poursuivant son chemin dans ce nouveau monde. Il souffla, et tourna à gauche, croisant les doigts pour trouver la sortie, mais non, ce n’était pas le cas. La compagnie du perroquet lui faisait oublier la présence des ombres aux coins des tournants, les bruits suspect qui transperçaient la nuit. Il passa une main dans ses cheveux, les ébouriffants plus que nécessaire. Il n’avait aucune notion de l’heure, incapable de dire si il était davantage le soir ou le matin. Ou était-il ? Dans un labyrinthe… Mais encore ? Au fin fond de nul part dans ce ***** de labyrinthe, perdu comme un vulgaire saucisson sans sens de l’orientation, sans eau ni nourriture, avec plus que rations de tabac, il sentait même déjà que son sens de l’humour se dissipait. Il ne voulait pas mourir ici, sans aucun doute, et c’est sûrement pour ça qu’il accéléra le pas. Je tourne à droite, à gauche, puis à… Je fais demi-tour, je reprends à droite, je suis où j’étais il y a deux secondes, alors je vais à droite, puis à gauche, un coup d’œil vers les étoiles, y’en a plein, cool, je trébuche, je me fais griffer par une branche invisible, je tourne à l’angle sur la droite, et encore droite, encore droite, encore droite, encore droite, il y a un problème, je vire de bord, bâbord toute.


Mr. VOLAILLE : « Celui qui tombe la dedans est franchement une quiche. »
BARBE NOIRE : « Ta gueule, Volaille. »
Mr. VOLAILLE : « Mais regarde la, bougre d’idiot ! Bon, écoute, c’est pas parce que tu as dépassé le stade de la maturité que tu dois te la peter… Et depuis quand tu es aussi désagréable ? »
BARBE NOIRE : « Hey la donzelle là ! Pouvez m'indiquez la route ? On est perdu. Yoho , m’dame ? »
LA VIEILLE DAME : « Le trou ! Ne tombeeeez pas dans le trrrou ! »
BARBE NOIRE : « J’ai le regret de vous dire que vous êtes en plein d’dans, m’dame… »


Un seul regard suffit au flibustier paumé pour aider et attraper les maigres bras de la vieille femme. En quelques secondes, la dame fût de nouveau sur ses pieds, du moins aider par le Capitaine. Elle regardait, hagard, devant elle, alors que Teach peinait pour la maintenir debout. Alors que Mr. Volaille lui demandait quelques formalités, son maître ne faisait que grommeler, croulant sur le poids de la grand mère. Après plusieurs minutes pour la mettre en marche, ils traversèrent la rive. Jusqu'à ce que la femme s'écroule à nouveau en bavant tellement qu'à ce rythme elle aurait créer une 8° mer. Ne sachant pas le moins du monde où il était, pour la première fois Barbe Noire ne pouvait se débrouiller seul sans avoir un minimum d'informations. Il fallait donc aider la vieille peau.


BARBE NOIRE : « Volaille, va chercher du rhum ! Ca va la r'tapper à la vieille. »


Bien que grincheux, le perroquet écoutait toujours son capitaine, et il le laissa s’occuper de la vieille dame pour aller trouver une noix de coco ou une banane ; en aucun cas du rhum. Teach aida la vieille femme à s’installer sur un vieux tronc d'arbre, et il lui demanda rapidement si elle voulait quelque chose. Cependant, elle ne cessait de délirer sur un trou, un terrier et il ne sait sur quoi d’autre. Il reconnut les battements d'ailes de son volatile, si lourd, rapide, et la frimousse du perroquet apparut au-dessus d'une noix de coco, avant que celle-ci ne vienne s'écraser sur la tête de la dame.


Mr. VOLAILLE : « Touché ! Touché ! Coulé la vieille ! Coulé la vieille ! »
BARBE NOIRE : « J'vais t'mutiler, t'embrocher et t'finir en fricassée sale volaille marine ! »
Mr. VOLAILLE : « Arrête d'ouvrir la bouche, j'ai le vertige ! Vertige ! »


Grommelant, le Capitaine alluma un feu avec le corps de la vieille. S'adossant au tronc à son tour, il tentait de réfléchir à la situation. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Où était-il ? Tant de question, tant de curiosité, tant de folie dans ses yeux. En réalité, ce n’était pas vraiment de la folie pure, celle qui fait qu’on perd la boule et qu’on devient un tueur en série, non, plus de la folie de fou. Oui, oui, c’est très explicite. Comme s'il venait d’un monde complètement déjanté, mais pourtant souriant. Et il croyait pas si bien penser. Tentant de se reposer un peu, il tira son chapeau au niveau de ses yeux. Trois minutes s'écoulèrent, bien que cela lui avait semblait être une éternité. Il n’avait donc pu fermer l’œil, trop occupé à surveiller. Mais surveiller quoi, qui ? Lui ? Ou alors ce que lui-même il surveillait ? Bonne question.


Mr. VOLAILLE : « T'as une de ces têtes… T’as pas dormis ou quoi ? »
BARBE NOIRE : « Mais j'suis pas en mer, sacrebleu, j’ai l’impression d'faire partit d’une histoire fantastique. C’est l’horreur. »
Mr. VOLAILLE : « C’est toi l’horreur… »


Edward ne releva pas, il se contenta de se lever et d’attraper son perroquet par le coup, il lui entoura la nuque avec son bras et frotta sa tête avec son poing, les deux pirates riaient aux éclats, et quand ils relevèrent les yeux, plus personne. Ils se regardèrent, surpris, et ils fusèrent tout deux par le large, quitte à se pousser. Ils traversèrent diverses endroits aussi improbable les uns que les autres et ce fut la chute... Le trou... Le noir.


Mr. VOLAILLE : « Debout vieux requin mixomatosé ! Debout ! »


L’épais voile ténébreux qui ensevelissait l'esprit du Capitaine dans une pénombre éternel avait recueillit un visiteur. Ou plutôt une Reine. Un silence de mort rodait alentour, abandonnant toute trace de vie dans cette section. Seul le son des pas d'un homme qui évoluait parmi les ombres de la mar, brisait l’atmosphère lourde et inquiétant. L’obscur endroit abandonné de presque toute lumière était le reflet idéal de l’état d’esprit en déroute d'Edward, le flibustier qui perdait sens des réalités au fur et à mesure qu'il tentait de se mouvoir. Sa silhouette vacillait à chaque pas, imitant la démarche mal assurée d’un homme qui ressortait de l’enfer. On pouvait presque le confondre avec un cadavre en mouvement si les râles qu’il poussait ne se faisait pas entendre avec tant de distinction. Lorsqu'il regarda devant lui, il la vit. Mère Ombre était si envoûtante, comme si la glace et le feu s'était mélangé en un seul et même être. La glace, c'est cet épiderme claire, polaire, lisse, presque soyeuse. La fraîcheur du laiteux, mais pas crémeux, juste ce qu'il faut pour vous donner envie de la caresser, de la frôler, mais qui à la toute dernière seconde vous effraiera de par sa froideur. Une peau qui ne vous laissera pas de marbre. Sous cette enveloppe apparaît une silhouette fine, élancée, agile, longiligne, gracieuse. La glace, c'est aussi cette chevelure sombre, cette crinière obscure avec ce petit quelque chose de piquant, de givrant, de sauvage. Une chevelure attirante et tranchante. La glace c'est surtout ce regard noir et profond qui vous déchiffre, vous incise, vous perce et transperce. Ce coup d'oeil, cette simple oeillade qui vous donne le sentiment que votre corps et votre âme sont mis à nue. Cette sensation que le simple fait d'être vu par ces pupilles ténébreuses suffirait à vous faire perforer de part en part. Vous croyez que ces longs cils à la fois fins et épais vous apporteraient un peu de douceur, mais ceux-ci ont l'air tout aussi tranchant. Le feu, brûlant, ardent sous cette calotte glaciaire. Le feu, c'est cette aura qui émane de son allure féline, quelque chose de provocant et à la fois d'interdit, tellement brûlant qu'on n'ose y toucher. Mais ne sachant pas qui elle était, il bégaya de sa voix monocorde.

BARBE NOIRE : « C-Ca-Calypso ? »
Mr. VOLAILLE : « Concombre de mer ! C'est Mère Ombre ! Mère Ombre ! »

Mr. Volaille s'accrochat à l'épaule de la Souverraine de ce royaume en dévisageant son capitaine. Ce fut après une scène théâtral et morbide, que Barbe Noire commençait à comprendre le pourquoi du comment. Il n'avait pas rêvé, il était bien mort, sur son propre navire. Mais ses exploits n'avaient pas touchés uniquement le monde maritime, les ténèbres en avait entendu parlé. Mère Ombre en particulier, voilà pourquoi elle l'avait rappelé à ses côtés. Pirate il était, et il resterait, ce qu'il pillera enrichira sa nouvelle déesse de la mer, du noir. C'est en rigolant de sa voix grasse qu'il accepta ce pacte et qu'il devint une Ombre.


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Fort de sa nouvelle existence et de son nouveau navire. Barbe Noire écumait les ténèbres à la recherche de son nouvel équipage. Perdu dans ses pensées, notre pirate en avait oublié de guetter l’horizon et c’est avec une joie non contenue qu’il constatât qu’une île se trouvait à seulement quelques noeuds. L’euphorie provoquée par cet heureux coup du sort fut telle que Teach chassa involontairement toutes ses appréhensions de son esprit, et il laissa libre court à son instinct…il dégaina l’un de ses précieux revolver, le quatrième pour être plus précis :

BARBE NOIRE : « Terre en vue fuckin’ mouettes ! »

La première balle fusa et alla se loger dans un des oiseaux à proximité, durant la chute de ce dernier, Barbe Noire dégaina un autre de ses bijoux, le second pistolet -celui qui envoit de la poudre- et tira deux coups, une fois avec chaque arme. Un magnifique brasier se forma…L’oiseau était en feu et se spectacle fit légèrement sourire le capitaine car il faisait la comparaison avec cet animal mythologique, le phoenix, la seule différence marquante avec un phoenix et une mouette enflammé c’est que la deuxième ne renaîtra pas de ces cendres, mais elle fera un bon dîner. Malheureusement, la mouette s'écrasa en mer et coula comme une ancre. Mr. Volaille ne voulant pas aller la repécher, il fallait donc faire escale dans un bar pour faire des provisions. C'est donc ce que le forban et sa volaille firent. Une fois à terre, Barbe Noire était étonné de voir des ombres aussi loufoques et normales dans ce nouveau monde. Boarf, qu'importe, après tout il n'était plus vraiment le même non plus. Se dirigeant d’un pas décidé vers le quai regorgeant de tavernes, Teach ne remarqua pas que dans un coin sombre d’une ruelle déserte, quatre paires d’yeux le regardaient avec intérêt en triturant une page de papier cornée et décolorée. Faisant virevolter une pièce avec son pouce, le capitaine s'avança vers une boîte-aux-lettres regorgeant de journaux ténèbreux, racontant l'actualité. Lorsqu'une mouette à rayures bondit sur lui depuis les airs.

D’un coup de bec, la mouette attrapa au vol la pièce qu’on lui jeta. Son butin en bouche, elle partit en battant de l’aile. Le pirate la regarda s’éloigner et disparaître dans l’immensité jaunâtre qu’était la silhouette du soleil. Il parcourut la première page du journal, lu les gros titres, puis glissa la feuille de choux dans sa veste. Il reprit ensuite sa marche, longeant la mer, traversant les quais bondés de la ville. Les derniers rescapés du marché au poisson remballaient leurs restes. Toute ville côtière digne de ce nom avait son marché aux poissons. Une activité se déroulant au matin où les raretés maritimes étaient mises en vente. Une vraie boucherie, en réalité. Un capharnaüm de tous les diables. Et ça se bouscule, et ça gueule, et ça se marche sur les pieds. Heureusement, c’était fini depuis plusieurs heures maintenant et seul restaient les marins qui faisaient leurs comptes, taillaient le bout de gras ou s’affairaient à moult activités. Ils regardèrent passer le Doppelganger, visiblement impressionnés. Lui, ne daigna pas leur accorda un regard. Le vieux flibustier glissa une main dans sa poche pour en sortir un cigarillo qu’il nicha entre ses lèvres. La flamme de son allumette vint en lécher l’embout. Il continua donc sa route, décidé à s’arrêter pour se rassasier dans l’endroit qui lui semblerait le plus approprié. Il se contenta d’aller tout droit, il n’eut jamais à dévier sa trajectoire car nul ne semblait vouloir faire l’obstacle. Son simple passage suscitait une sorte de tension. D’habitude, un pirate vêtu de son uniforme au grand complet est accompagné. Qui plus est, celui-ci dégageait quelque chose de particulier, une sorte d’aura pesante. On lui adressa même un « Bonne journée, monsieur ». Ce à quoi il répondit.

BARBE NOIRE : « Comment savez-vous qu’elle sera bonne ? Vous êtes un d'ces foutus gars d'la météo ?»


L’interlocuteur en resta bouche bée, le vieil homme ne s’était même pas arrêté pour lui adresser la parole, il était juste passé à côté, comme ça, simplement. Enfin, il atterrit devant quelque chose qui attisa sa curiosité. Une sorte de caravelle hors norme à l’enseigne criarde représentant un poisson mangeant une carotte. Une alléchante odeur s’échappait de l’embarcation et à voir les aménagements faits ce n’était pas un bateau de croisière. Non, plutôt une sorte de bar-restaurant. Le Capitaine embarqua par le biais de la passerelle, traversa la terrasse et pénétra dans le bar à couvert. Trois clients en tout. Fallait-il dire aussi que ce n’était pas réellement l’heure de manger. Aux heures d’influence, il aurait dû être bondé, vu que les habitants des ténèbres aiment ce qui sort de l’ordinaire, hors un navire restaurant n’est pas courant. Le patron avait dû prévoir cela, au plus grand profit. Mais le Capitaine ne vit pas le patron, juste un vieil employé derrière le comptoir. Le serveur sûrement. Car le garçon se trouvait à des lieues de ressembler à quelqu’un gérant sa propre entreprise. Il s’approcha du comptoir et s’y installa, prenant place sur un haut tabouret. Agrémenté d’une excellente mémoire, le Capitaine Teach eut une sensation étrange, comme si la tête de Vieux ne lui était pas inconnue. Il décida de s’en foutre royalement. Derrière, le calme plat. Conscient que sa simple présence changeait l’atmosphère des lieux, il se contenta de faire ce pourquoi il était venu, prendre commande.

BARBE NOIRE : « Alors le boiteux croulant … Pour commencer, je prendrais un bol de ramen au Méduse. Ensuite se sera Sushi, un plat complet de Sushi. Du Otoro, de la Seiche à carreaux, des Oursins fleuris, des Œufs de Saumon du désert, des Ormeaux, des Coques chocolat, des Bouquets laineux, des Ikura et de l’Anguille de Mer. Avec un Plateau supplémentaire de fruits de Mer, Crabes-éléphants, Langoustines, Homars-tabac et Crevettes à bloc. Pour finir, le plein de ragoût avec une portion de croquettes maison et Riz Crotte de nez. Voilà l'vioc', mettez moi cinq rations de tout ça ! »


On aurait cru que la tablier et le bloc-notes du serveur allaient lui tomber des mains. De grosses gouttes de sueurs perlant sur son front, sa bouche ouverte aux dimensions d’un œuf d’autruche, ses tempes tiquant à côté de ses sourcils levés sur ses yeux écarquillés. De toute évidence, l’aubergiste ventripotent aux petites oreilles, aux deux gencives prohiminentes et au nez écrasé à la manière d’un huit couché sur le côté, le tout lui donnant une étrange allure d’Hippopotame, n’avait jamais connu client aussi affamé. Son bras tremblant, ses mains moites et crispées sur son crayon, il terminait de prendre commande avant de tendre le bras pour récupérer la carte, murmurant d’une voix chancelante « Ce ... Ce sera tout ? »

BARBE NOIRE : « Ah non, merci d'm'l'rappeler. J'prendrais aussi un plateau bateaux comme vous l'montrez là ! »

Les bras ballants, le serveur s’en retourna vers ses cuisines annoncer à son équipe la commande surréaliste qu’un seul client venait de lui passer. Barbe Noire quand à lui venait de s’affaler sur le monticule de coussins qu’il avait formé en récupérant la totalité autour de sa table et des tables alentours. Sifflotant une chanson à boire, la première partie de sa commande ne tarda pas à arriver dans un concert de bols blancs ouvragés. Alors qu’il en avait terminé avec les différent coquillages et qu’il aspirait les dernières anguilles à la manière de spaghettis, le pirate saisit deux gros homars qu’il entreprit de décortiquer à l’instant même où le patron lui déposait son Plateaux Bateau recouvert de toutes sortes de sushis plus colorés et appétissants les un que les autres. C’est ce moment que choisit le mur de bois face à Teach pour se briser sous la roulade d’un homme en maillot de corps qui arracha un sursaut au tenancier alors que le capitaine était occupé à faire craquer des pinces de crabe sous ses doigts.

HOMME-BIZARRE : « Tiens, tiens, tiens ne serait-ce pas l'ignoble, le maléfique Capitaine Barbe Noire ? Ton heure est venue ! »

Dit la l’homme se tenant droit au milieu des débris de bois… En fait à défaut d’homme, c’était plutôt un hybride, un savant mélange d’homme et de poissons, un homme poisson quoi. Vêtu d’un maillot de corps rouge rayé blanc qui remontait en bretelles sur ses épaules, cette chose à la peau bleu-gris avait un aileron de requin qui lui dépassait dans le dos et qui partait de chacun de ses coudes. D’ailleurs la pointe de chaque aileron était terminé par une touche de couleur blanche. Une casquette de Base-Ball sur la tête, surplombant ses grands yeux jaunes fendus verticalement par une pupille noire, il semblait apprécier Mr.Volaille avec un sourire carnassier dévoilant des dents blanches affûtées comme des rasoirs.
Claquant subitement des talons et pliant ses jambes de manière à former un losange avec celles ci, l’homme poisson termina en levant ses deux bras pour former un V comme Victoire. Ce qui suivit ne fut que le silence à peine percé par les claquement de dents du serveur du restaurant et surtout les bruits du festin du capitaine impassible. L’Homme Poisson semblait attendre quelque chose et l’énervement se lisait sur son visage alors que son expression passait de la confiance à l’énervement.

DOXY (dit Doxy aux pointes blanches) : « HO !! C’est à vous là !!! »

Derrière le mur de bois dans lequel était percé le trou causé par l’entrée fracassante de Doxy aux pointes blanches, on entendit trois soupirs comme s'ils avaient manqué une évidence et dans l’instant suivant, un second homme poisson émergea en emportant une autre portion de mur, prenant une pose assez ridicule au côté de celui qui semblait être le leader. Le nouveau venu avait un long cou allongé qui semblait pouvoir se rentrer dans son cou, sa peau blanche était striée de rayures noires et il portait une chemise de plage rouge ainsi qu’un short de bain blanc déchiré en de nombreux endroit.

ETON (la murène zébrée) : « Yoho !!! Les terribles … »

Dans la seconde suivante, un troisième individu arriva en arrachant la dernière portion de Mur, faisant rouler ses biceps, le troisième homme-poisson entra dans l’auberge, se plaçant au côté de son leader dans une pose similaire à celle d’Eton la murène zébrée que l’on aurait vu dans un miroir. Celui-ci semblait différent des autres, déjà ses yeux étaient portés par des protubérances rougeaudes qui frétillaient en permanence. A défaut de main il avait des pinces et à défaut de bouche des mandibules. La totalité de son corps semblait couverte d’une armure couleur rouille qui n’était autre que des plaques de chitines faisant partie intégrante de son corps. Su celles-ci on avait peint des rayures blanches.

PWIK (le homard gracieux) : « Yihi !!! Pirates... »

Enfin, le dernier des quatre Hommes Poissons fit son entrée, mais contrairement aux autres il semblait beaucoup plus mou, son entrée se fit comme au ralentit, et Barbe Noire releva les yeux pour voir cet Homme-Mollusque arriver dans une roulade au ralentit avant de reporter son attention vers le plateau Bateau. Le nouvel arrivant avait une bouche énorme et un des barbiches partant de son menton. Il portait un simple pagne rongé aux mites de couleur rouge. Un bandeau blanc lui entourait le front et lorsqu’il fit passer sa tête entre les jambes disposées en losanges de Doxy, il se contenta d’une longue syllabe.

BROSSE (homme-poisson lave vitre) : « Neeeuuuuhhhh ... »

Gonflant leurs poumons à l’unisson, les quatre hybrides se mirent à hurler les derniers mots de leur chorégraphie chantante, à l’exception de Brosse qui affichait un air totalement abrutis.

HOMMES-POISSONS : « DE THRILLER CRICK !!! »
BARBE NOIRE : « Qu’est-ce qu’elle me braille, la marmaille ? »

Rétorqua-t-il de son ton monocorde, en réponse à l’entrée en scène des hybrides. Maléfique, lui ? Ignoble, certainement, mais maléfique, non voyons. Le capitaine se voit plutôt comme un homme vivant du mieux qu’il le peut avec son temps. Un temps dur et sans pitié avec ceux qui y demeurent. Le capitalisme n’avait pas encore de nom, mais cette politique de l’argent existait déjà en cette ère. Ainsi tournait ce monde, avec son noyau, ce moteur abreuvé à la monnaie sonnante et trébuchante. Nul mouvement pour répondre au nouvel arrivant. Stoïque.

DOXY : « Hooo ! Te fout pas d'not gueule vieille morue barbu ! Rega... »

Aussi incroyable que cela pouvait paraître, des dents de requins venaient de sortir sur le côté courbé des ailerons de Doxy et celui ci fondait sur Barbe Noire ses deux bras joints, positionnant ses ailerons de façons parallèle et de manière a pouvoir lacérer le ventre du pirate. La vitesse de Doxy étaient impressionnante, mais le forban à la barbe en avait vu d’autre. D’un geste vif, il sortit son épée de son fourreau, la faisant un court instant tournoyer dans la paume de sa main avant de la placer perpendiculairement à sa main et intercepter le coup de l’homme poisson un peu trop pressé. Le tout en en se vidant un bulot dans un bruit de sussions prononcé. Doxy poursuivait son effort pour tenter de faire reculer le capitaine, mais celui-ci ne lui cédait pas un pouce de terrain, il ne transpirait pas, il ne tremblait pas, il ne bougeait pas d’un pouce, la tête seulement un peu plus penché que d’habitude. Plein de Rage, l’homme poisson ne cessait de vociférer. Et Mr. Volaille répondait allègrement aux provocations à l'encontre de son maître.

Mr. VOLAILLE : « Ma grand-mère a des bras plus musclés que les tiens. Arrête de les brandir comme des plumeaux ! »

Tandis que Barbe Noire rigolait en tappant du poing de la table, la joute verbale se poursuivait. Après quelques heures, les hommes-poissons et le perroquet se résignèrent. Les pirates s'asseyèrent autour de la table du capitaine, et c'est ensemble qu'ils firent la fête et s'abreuvèrent toute la journée. Le lendemain, Edward Teach dit Barbe Noire avait son nouvel équipage et ils se mirent en route. Partis depuis plusieurs heures déjà, un homme-poisson vint voir son nouveau Capitaine, apeuré par la vue d’une énorme silhouette noire dans l’eau, un monstre marin.

PWIK : « Capitaine, j’ai vu quelque chose de terrible. »
BARBE NOIRE : « Qu’est-ce qu’il y a Pwik ? Vous avez regardé dans votre futal ? » Ignorant l’attaque, Eton lui fit part de leur vision.
ETON : « Un monstre des mers, Capitaine. Si grand qu’il serait capable de détruire notre navire. Passé juste à quelques mètres de nous. »
BARBE NOIRE : « T’inquiète pas, mon p’tit gars. Il nous attaquera pas ton bestiau. Ca a de l’instinct ces bêtes-là. Un instinct de survie. »

Pwik et Eton ne comprirent pas l’allusion. Ils ne se doutaient pas que leur Capitaine était assez puissant pour faire face à une telle créature. Après cette quelconque altercation vint l’heure pour eux de voguer vers la réalité. Pour piller, boire et se repaître d'âmes bien goulues.
Barbe Noire
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INSCRIT LE : 10/02/2011
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ÂGE : 37 balais depuis une éternité.
MÉTIER : Capitaine Pirate
POST-IT :
Les pirates ont des tas d'frégates
Des sabres pointus et pas de cravate
Les pirates ont du poil aux pattes
Et un' tête de mort sur les omoplates
Les pirates ont des jamb' de bois
Et de gros saphirs luisent à leurs doigts
Les pirates ont des nez vermeils
Et des anneaux d'or pendus aux oreilles

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Sujet: Re: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea
Lun 14 Fév - 1:27

Bienvenue sur RdC ! Coeur

J'ai adoré ta fiche. J'étais morte de rire du début à la fin ! (Je ne sais pas si c'est le but mais bon 8D) Je pensais que ce serait un truc sanglant-noir-méchant, bref, un truc qui ressemble aux histoires de tous les hommes barbus (de Barbe Rousse à Barbe Bleue) mais en fait, c'est aussi vraiment trippant à lire ! (J'avoue que j'ai bien aimé l'épisode de la vieille dame (que je plains xD))

Et coup de coeur pour Mr Volaille 8D
En voilà un qui pourrait être aussi populaire que Will O'Wisp !

Bref, j'ai hâte de te voir validé Hypra Heureux
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Sujet: Re: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea
Lun 14 Fév - 2:03

Merci pour ton accueil petit homme de paille ^^

Oui c'était le but de faire rire, tout du moins sourire les gens qui liront ma fiche. Le forum se prêtant à l'improbable et à toutes sortes de choses loufoques, ce qui m'a d'ailleurs séduit et emmener ici. J'ai donc voulu un peu sortir des sentiers battus pour une "fiche pirate" et faire un peu dans l'excès et à la fois respecté un temps soit peu le caractère d'un flibustier reconnu sanguinaire dans l'histoire. Je ne cache pas que certains de mes rps (si validé bien entendu) seront sans doute plus noir (pirate oblige), mais je pense garder l'aspect loufoque et drôle dès que je le peux. Mr. Volaille ayant été créée dans le but d'adoucir le côté bourru du pirate, et le forum en lui-même également après tout =)

Ravis que cela fut été à ton goût donc ^^
Barbe Noire
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Petit Membre Adoré
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Les pirates ont des tas d'frégates
Des sabres pointus et pas de cravate
Les pirates ont du poil aux pattes
Et un' tête de mort sur les omoplates
Les pirates ont des jamb' de bois
Et de gros saphirs luisent à leurs doigts
Les pirates ont des nez vermeils
Et des anneaux d'or pendus aux oreilles

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Sujet: Re: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea
Lun 14 Fév - 21:36

C'est... particulier. J'ai du m'y reprendre à trois fois pour finir ta fiche. Enfin, je ne peux que valider ta fiche, capitaine \o En espérant voir quelques posts plus sombres que ta fiche sur le forum, tout de même ;) Je tiens à rappeler que les Ténèbres sont censés bien porter leur nom, hm ?

Je validoshe donc ta fiche, va donc recenser ton avatar et ton ombre, je t'ajoute à ton groupe de ce pas. Bienvenue et bon jeu sur RdC !

__________________________________________

Angel A. Pao
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Sujet: Re: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea
Lun 14 Fév - 21:47

Merci pour la validation Angel ^^

Trois fois ? Oh. J'aimerai savoir ce qui t'as gêné dans la lecture mis à part un côté sombre manquant qui je précise était voulu (histoire de sortir un peu des sentiers battus). Toutes remarques étant bonne à prendre, je suis donc preneur =)

Outre cela, comme dit à l'Epouvantail, ne t'inquiètes pas, les rps seront quand même moins guillerets au profit de teintes glauques. Je suis conscient que je suis une Ombre, qui plus est doublé d'un forban (et pas le moindre).

Je vais donc me recenser et te remercie une nouvelle fois pour la validation apportée ;)
Barbe Noire
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Sujet: Re: Black Beard - Pirat Captain of the Darkness Sea

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